BIEN-ETRE

Journée mondiale de la contraception : les acteurs s’engagent à poursuivre la promotion de la planification familiale

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L’Unité de coordination du partenariat de Ouagadougou en collaboration avec le gouvernement du Bénin a organisé, lundi 26 septembre 2022, une conférence de presse autour de l’utilisation des méthodes contraceptives par les adolescents et jeunes. Ceci dans le cadre de la Journée mondiale de la contraception.

 

panel-discussion-journee-contraceptionPanel de discussions lors de la conférence de presse sur l'Utilisation des méthodes contraceptives par les adolescents et jeunes ce lundi 26 septembre 2022 

La planification familiale, un enjeu économique. Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la contraception, une conférence de presse a été organisée, lundi 26 septembre 2022 à Cotonou. Organisée par l’Unité de coordination du partenariat de Ouagadougou (UCPO) en collaboration avec le gouvernement, cette conférence a eu pour thème « Utilisation des méthodes contraceptives par les adolescents et jeunes ».

Djénebou Diallo, représentante de la directrice de l’UCPO a fait remarquer à l’ouverture que « l’appel des adolescents à la planification familiale permet d'accroître leur besoin tout au long de ma vie à commencer par une scolarité plus longue ». Il permet d’avoir « moins de grossesses, un âge plus avancé de la première grossesse et davantage de possibilité d’exercer des activités génératrices de revenus ». Elle estime que, de plus en plus, « le langage en faveur de la planification familiale est en train de changer ». « Nous sommes en train de dépasser la planification familiale en rapport avec la santé, pour le mettre en relation avec les termes en lien avec le développement économique et social », relève-t-elle. Et, depuis 2019, une stratégie a été élaborée dans l’optique d’intensifier le leadership et les compétences des jeunes afin d’accroître leur participation à la conception des programmes.

Au-delà de la Santé

Edith Djênontin Kotchofa, représentante du ministre de la Santé a indiqué qu’un choc démographique sera difficile à gérer. C’est pourquoi, « la planification familiale ne doit plus être une question de santé mais une question de développement car ses bienfaits vont au-delà de la santé ». Alors, « c’est pour nous donc un devoir de rendre disponible et accessible des services de planification familiale à toute la population et surtout aux jeunes et adolescents ».

Selon elle, la prévalence contraceptive moderne au Bénin « est encore en dessous des valeurs attendues ». Un grand nombre de femmes dans le besoin n’utilisent pas encore les méthodes contraceptives. « Le ministère de la Santé s’engage à travailler à travailler davantage pour rendre disponible des offres de service de planification familiale à tous les niveaux de notre société », précise-t-elle. Edith Djênontin Kotchofa soutient que la promotion de la planification familiale est un enjeu économique majeur pour le Bénin. Elle a remercié l’unité de coordination du partenariat de Ouagadougou pour son appui continu en faveur de la santé des populations béninoises et particulièrement de la santé des jeunes et adolescents.  

Les éléments à retenir de la discussion

Au cours de la discussion, Edith Djênontin Kotchofa, chef service de la santé de reproduction et de la planification familiale du ministère de la santé a relevé les trois volets de la planification familiale. Le premier est d’aider les gens à avoir le nombre d’enfants en temps voulu. Le deuxième aide les gens ayant des problèmes de fertilité à concevoir. Le dernier volet prend en charge les personnes vivant avec le VIH. Il ressort de la discussion que les questions de planification familiale touchent tout le monde et c’est un levier de développement économique et durable. La planification travaille pour avoir un capital humain de qualité. Il faut travailler en synergie en laissant les actions isolées. Il faut prioriser les interventions coordonnées, plus globalisantes, adaptées à l’âge, au sexe et des spécificités communautaires. 

Il faut également travailler à minimiser les écarts entre les politiques internationales, nationales et communautaires. Il est nécessaire d’avoir confiance aux jeunes pour davantage faire avancer l’agenda 2026 du Bénin par rapport à son engagement pour la planification. Aussi, chaque béninois doit promouvoir la planification familiale. Cette conférence a connu la participation des jeunes, du point focal pour l’Alliance religieuse de l’Afrique de l’Ouest, l’imam Izi Chérif Inoussa, de l’enseignante chercheur, Agnès Badou, d’un membre du Think Tank Jeunes de l’UCPO, Kifayath Toko Chabi, de la présidente du conseil d’administration de WILDAF Bénin, Françoise Agbaholou et de blogueurs. 

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