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Un combat UFC en Afrique a-t-il sa place avant 2024 ?

Un combat UFC en Afrique a-t-il sa place avant 2024 ?

Alors que l’Ultimate Fighting Championship organisait son premier combat en  France, le 3 septembre 2022, à l’Accor Arena de Paris, l’Afrique doit encore patienter, même si elle a plusieurs champions en lice.  

Alors que l’Ultimate Fighting Championship organisait son premier combat en  France, le 3 septembre 2022, à l’Accor Arena de Paris, l’Afrique doit encore patienter, même si elle a plusieurs champions en lice.  

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On doit la lente reconnaissance du MMA (Mixed Martial Art), et des tournois d’UFC au travail inlassable de l’ancienne ministre Roxana Maracineanu qui a œuvré de 2017 à 2020, jusqu’à ce que la Fédération Française de Boxe accepte ce sport ultime parmi ses disciplines légitimes et cesse de le considérer comme le « plus dangereux » au monde.

Les promoteurs sont les champions eux-mêmes

Les champions africains brillent sur les continents par leurs performances dignes de championnats du monde : citons le Camerounais Francis Ngannou ou le Nigérian Israel Adesanya. Mais aucune ligue digne de ce nom n’a osé organiser un événement à la dimension du continent africain, pour célébrer ses nombreux champions qui se produisent de par le monde.

Pour Francis Gnannou, il ne prévoit pas qu’un tel spectacle puisse advenir bientôt : il reste beaucoup de travail à faire en Afrique ! En attendant, les fans de ce sport peuvent suivre l'actualité des rencontres depuis le site de Pari Direct

Un lobbying qui finirait par payer ?

Citons trois noms comme les forces motrices derrière la mise en valeur de l’UFC en Afrique. Francis Ngannou, Israel Adesanya et un second Nigerian, Kamaru Usman, ancien champion des mi-moyens. Ce dernier, on s’en souvient, avait brisé la mâchoire de  Colby Covington et vaincu Jorge Masvidal et Gilbert Burns par KO. Citons encore  Abdul Raza Alhassan (Ghana), Dalcha Lungiambula (République du Congo). 

Cependant, à écouter le représentant mondial et vice-président de l’UFC, Lawrence Epstein, l’organisation a déjà pris des dispositions et visité des salles de grand événement potentiel : « Nous avons travaillé ces dernières années pour organiser un premier événement UFC en Afrique subsaharienne. Nous voulons vraiment y arriver ! Il reste bien des défis, mais des pays comme le Nigéria ou l’Afrique du Sud disposent des infrastructures qui permettent d’y organiser un événement mondial de première main ». Et d’avancer la date de 2024.

Le MMA marocain, un modèle du genre à reproduire ?

Le Maroc développe une école redoutable, avec quelques noms qui jaillissent sur la scène mondiale. Otman Azaitar commence à faire parler de lui en septembre 2020, après sa victoire, à Las Vegas, contre l’Américain Khama Worthy par K.O, au premier round.  Il est, une première fois, suspendu, pour manquement au protocole sanitaire de l’UFC, durant le Covid ; puis il remonte dans l’octogone contre l’Américain Matt Frevola, pour y être battu par K.O. Il était, jusqu’alors, invaincu durant 13 combats, depuis le début de sa carrière professionnelle.

Un autre Marocain, Youssef Zalal, a fait des débuts fracassants, en poids plume, en août 2020, en battant l’Américain Peter Barrett, par décision unanime des juges. Il avait alors 23 ans et la compétition se déroulait à Las Vegas, qui demeure le temple de l’UFC, dans l’attente d’un peu de décentralisation, vers des continents qui doivent le mériter. C’était alors la troisième victoire du « Diable marocain », tel qu’il est surnommé pour avoir remporté 3 combats de suite dans cette exigence spécialité du MMA. En 2020, il a battu Austin Lingo, en février et Jordan Griffin en juin. Il aurait pu en finir avec Barrett en 21 secondes, sur un coup de pied envoyant son adversaire à terre…

La Franco-Marocaine Rizlen Zouak au top

Il n’y a pas que les hommes qui brillent : lors des premiers tournois parisiens, Rizlen Zouak a vaincu la Brésilienne Jennifer Perreira par soumission. C’était sa 5è victoire en MMA, après une carrière fulgurante en championnat de judo.

L’école marocaine de Kickboxing, tremplin vers l’UFC

En retraçant le parcours de ces champions, comme Zalal, on remarque que, très jeunes, ils s’illustrent, notamment dans le kickboxing à 10 ans. Aujourd’hui, il est très près du cercle étroit du Top 15, derrière des stars, comme le Nigérian Sodiq Yussuf.

Nevada ou Colorado, les portes sont "étroites pour percer"

Youssef Zalal vit à ce jour dans le Colorado, où il entraîne et s’entraîne à la Factory X. Il raconte avoir perdu tout espoir à la mort de son frère et avoir pensé au suicide. Mais, bien repris en main par ses coachs, il entrevoit ses victoires successives comme un don de Dieu et est prêt à tout faire pour rester au meilleur niveau.

Qu’elle vienne du Maroc, d’Afrique du Sud ou du Nigéria, comme nous l’assure Lawrence Epstein, la lumière du MMA africain pointe à l’horizon proche.