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Crise au Mali : une transition de 18 mois dirigée par un militaire ou un civil adoptée

Crise au Mali : une transition de 18 mois dirigée par un militaire ou un civil adoptée

Au Mali, les journées de concertations nationales initiées par la junte ont débouché sur l’adoption d’une charte qui prévoit une transition de 18 mois pour gérer l’ère post-IBK avant les prochaines élections.

Au Mali, les journées de concertations nationales initiées par la junte ont débouché sur l’adoption d’une charte qui prévoit une transition de 18 mois pour gérer l’ère post-IBK avant les prochaines élections.

assimi goita maliColonel Assimi Goita, dirigeant de la junte militaire au pouvoir au Mali
 

Une transition de 18 mois, dirigée par un président civil ou militaire. C’est l’une des principales dispositions de la charte de la transition adoptée par les participants aux concertations nationales au Mali. Ces journées ont été initiées par la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’Etat du 18 août, marqué par la démission militairement assistée du président Ibrahim Boubacar Keita.

Durant trois jours, différentes composantes de la société malienne dont la classe politique et la société civile, réunis au centre national de conférences de Bamako, ont discuté des contours de la transition après le départ forcé du désormais ex-président.

La charte adoptée et présentée à l’issue des trois jours de discussions prévoit une transition de 18 mois. Et ce, à compter de la date d’investiture du président de la transition. Ce dernier peut être une personnalité civile ou militaire, de nationalité malienne, âgée de 35 à 70 ans.

Sa désignation est confiée à un collège mis en place par la junte, réunie au sein du Conseil national pour le salut du peuple. Le président de la transition est secondé par un vice-président désigné dans les mêmes conditions.

Les organes de la transition

La transition sera dirigée par trois organes : le président de transition, le Conseil national de transition (CNT) et le gouvernement de transition. Le CNT de 121 membres est l’organe législatif de la transition. Il sera composé de militaires, acteurs politiques, acteurs de la société civile, religieux, journalistes, diaspora, femmes et jeunes. Le gouvernement de transition, lui, comptera 25 membres au plus, avec à sa tête un premier ministre nommé par le président de transition.