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Côte d’Ivoire: tirades entre opposition et pouvoir après la présidentielle 2020

Côte d’Ivoire: tirades entre opposition et pouvoir après la présidentielle 2020

Après un scrutin présidentiel sous tension le 31 octobre dernier en Côte d’Ivoire, opposition et camp Ouattara se tiraillent.

Après un scrutin présidentiel sous tension le 31 octobre dernier en Côte d’Ivoire, opposition et camp Ouattara se tiraillent.

Tirades entre l’opposition et le pouvoir en Côte d’Ivoire après la présidentielle du 31 octobre 2020. Dans une nouvelle déclaration lue dimanche 1er novembre par l’ancien premier ministre de Laurent Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, l’opposition a annoncé qu’elle ne reconnaissait pas l’élection présidentielle en raison des « nombreuses irrégularités » qui ont entaché le scrutin.

De ce fait, elle « constate la fin du mandat du président Ouattara » et « appelle à l’ouverture d’une transition civile afin de créer les conditions d’une élection présidentielle juste et transparente ».

L’opposition qui déplore une trentaine de morts dans les incidents qui ont émaillé la présidentielle a également appelé à la mobilisation générale pour faire « barrage à la dictature du président Alassane Ouattara ».

Réplique du camp présidentiel

Après cette sortie de l’opposition, la deuxième après du samedi 31 octobre où elle avait indiqué qu’il n’y avait pas eu d’élection, la réplique du camp au pouvoir ne s’est pas faite attendre. Adama Bictogo, directeur exécutif du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), a réagi aux propos de l’opposition.

« Le président Affi, madame Simone, monsieur Guikahoué, monsieur Mabri et consorts, par leur dernière déclaration, se mettent en marge des dispositions qui fondent notre constitution. Par conséquent, ils s’engagent dans une posture de défiance des institutions de la République et à l’autorité de l’Etat », a déclaré Adama Bictogo.

« Le RHDP donc en appelle à la fermeté des autorités de notre pays et que nul n’est au-dessus de la loi. Tous ceux qui mettront en dehors de la loi, nous appelons les autorités pour que force reste dans la loi », a poursuivi l’ancien ministre de l’Intégration africaine de Alassane Ouattara.

Le directeur exécutif du RHDP a également accusé l’opposition d’être l’instigatrice des violences. Pour Adama Bictogo, ce sont des responsables de l’opposition qui ont armé des jeunes. « Nous condamnons avec la dernière énergie ce comportement des responsables de l’opposition », s’est exprimé Adama Bictogo avant d’appeler le gouvernement « à prendre toute sa place ». Ceci, a indiqué le directeur exécutif du RHDP,  « pour que, définitivement, les Ivoiriens ne soient pas troublés dans leur quiétude par ce comportement irresponsable de l’ensemble des acteurs politiques conduits par monsieur Affi tantôt, par madame Simone tantôt, par monsieur Guikahoué ».

« Nous ne pouvons pas accepter que ce désordre qui les caractérise vienne créer le désordre dans un pays en paix, stable, fruit du travail du président Alassane Ouattara pendant ces neuf dernières années », a laissé entendre le directeur exécutif du RHDP.