POLITIQUE

Présidentielle au Bénin : 08 points d’inquiétudes de la Plateforme électorale des OSC

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Installée par la Plateforme électorale des OSC pour une évaluation en temps réel de l’organisation du scrutin 2021, le Groupe national de réponse (GNRE) a exprimé 8 points d’inquiétude sur le processus en cours malgré quelques éléments positifs.

 

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La Plateforme électorale des organisations de la société civile joue sa partition pour un scrutin présidentiel apaisé au Bénin. Le Groupe national de réponse (GNRE) qu’elle a installé en septembre 2020 a livré mardi 02 mars, un point d’évaluation du processus électoral à la lumière des informations liées aux indicateurs de suivi de la violence électorale rapportées par les moniteurs.

Dans la déclaration de l’organe de la Plateforme électorale des OSC, il ressort des points positifs et des points d’inquiétudes. 

Des points d’inquiétudes

Les inquiétudes relevées par le GNRE se résument en sept points.

  1. L’absence d’une loi fixant les modalités de mise en œuvre du parrainage par les élus, telle que prévue à l’article 44 nouveau, dernier tiret de la Constitution du 11 décembre 1990 révisée par la loi constitutionnelle N°2019-10 du 07 novembre 2019 ;

  2. Les contradictions observées dans les modalités pratiques de mise en œuvre du parrainage qui, selon la CENA est individuel et confidentiel, mais a subi la forte influence des partis politiques ayant des élus ;  

  3. Malgré les assurances du Président de la République que tous les candidats qui le souhaitent auront leurs parrainages, il a été constaté qu’un duo de candidats a obtenu 118 parrains, soit 74,21% du nombre total de parrainages disponibles alors qu’il en fallait juste

  4. 10%, tandis qu’un autre duo de candidats présenté, par exemple, par le Parti pour l’Engagement et la Relève (PER) a déclaré avoir observé toutes les démarches à lui imposées par les partis politiques ayant des élus mais n’a pas été retenu par la CENA faute de parrainage ;

  5. Malgré les appels au dialogue entre les différents acteurs, il est constaté des échanges par médias interposés avec un durcissement de positions aussi bien par les acteurs politiques de la mouvance que de l’opposition avec des menaces et des mises en gardes inquiétantes ;

  6. Les propos sexistes, discriminatoires, dévalorisants et humiliants tenus à l’endroit de la candidate déclarée, Madame Réckya Madougou par différentes personnes dont des élus nationaux et acteurs culturels ;

  7. Certains acteurs d’associations ou d’organisations non gouvernementales tiennent des propos visant à soutenir des candidats ou à ternir l’image de certains candidats ou partis politiques, en violation de l’article 58 du code électoral ;

  8. La confusion entre le rôle de porte-parole du Gouvernement et de porte-parole du duo candidat Talon/Talata qui peut induire la population en erreur en ce qui concerne les interventions au profit du Président de la République en exercice et celles au profit du candidat Talon

 

Des points positifs

En dépit des éléments d’inquiétudes, le GNRE retrouve dans le processus en cours des éléments de satisfaction noté comme étant des points positifs.

Il y a dans cette palette, les « missions de diplomatie préventive des Nations Unies (UNOWAS) et de la CEDEAO venues s’enquérir du déroulement du processus électoral au Bénin et qui ont échangé avec la plupart des parties prenantes au processus ».

De, deux, il est noté l’intérêt de personnalités politiques béninoises à briguer la magistrature suprême. « la possibilité et la volonté manifeste d’un nombre important de citoyens (20 dossiers de candidature) de postuler à la magistrature suprême ».

A cela s’ajoutent, «  l’utilisation des voies légales de recours par les candidats non retenus et autres acteurs » ; « la convergence de voix de différentes catégories d’acteurs pour appeler au dialogue, à la paix et à la non-violence ». 

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