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Présidentielle 2021 au Bénin : une pétition d’arrêt soutenue par des députés et avocats français

Présidentielle 2021 au Bénin : une pétition d’arrêt soutenue par des députés et avocats français

Un ensemble d’élus et observateurs du Bénin et de France demandent à la communauté internationale de « mettre les autorités béninoises devant leurs responsabilités » en exigeant en 8 points, le rétablissement de la démocratie avant la présidentielle 2021.

Un ensemble d’élus et observateurs du Bénin et de France demandent à la communauté internationale de « mettre les autorités béninoises devant leurs responsabilités » en exigeant en 8 points, le rétablissement de la démocratie avant la présidentielle 2021.

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La communauté internationale saisie sur l’organisation de la présidentielle 2021 au Bénin. Un ensemble d’élus et observateurs du Bénin et de France appellent la communauté internationale à interpeller le président Patrice Talon pour l’organisation inclusive des élections au Bénin. Après les législatives 2019 et communales 2020, dénoncent-ils, le gouvernement fonce dans l’organisation des présidentielles avec des candidats de l’opposition « choisis » par le chef de l’Etat.

« L’opposition avait été déjà empêchée par le pouvoir de participer aux élections législatives du 28 avril 2019 et municipales et communales du 20 mai 2020, par des mesures d’exclusion administratives et financières », a rappelé le mouvement dans une pétition publié mardi 16 mars 2021 sur Médiapart.

Ces élus et observateurs invitent la communauté internationale à soutenir « les efforts du peuple béninois visant à déconfiner sa démocratie et retrouver ses libertés fondamentales, sa dignité et son honneur, afin d’éviter que la gouvernance tyrannique de Monsieur Patrice Talon ne dévaste tout le Bénin et n’inspire d’autres dirigeants sur le continent africain ». L’ensemble de ces personnalités exige en 8 points un « rétablissement de la démocratie au Bénin avant toute élection ».

Ils exigent :

• l’annulation du processus électoral frauduleux en cours ;

• le respect des décisions de la CADHP. Il s’agit de l’abrogation de toutes les loisqui menacent les droits fondamentaux, sources d'insécurité judiciaire et d'injustice pour les citoyens, à savoir : la charte des partis politiques, le code électoral, le code numérique, le code pénal, la loi sur la révision constitutionnelle de 2019, la loi sur la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme, la loi sur l’embauche, la loi limitant le droit de grève, la loi modifiant le Conseil Supérieur de la Magistrature, la décision DCC N°20-434 du 30 avril 2020 de la Cour constitutionnelle, empêchant désormais les citoyens de saisir la Cour de Justice de la CEDEAO en cas de violation de leurs droits et la décision de l’Etat béninois en date du 21 avril 2020 retirant aux citoyens et organisations non gouvernementales, le droit de saisir la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

• une enquête internationale indépendante sur les crimes de sang commis par le pouvoir de Monsieur Patrice Talon. En cela, nous soutenons la plainte déposée par l’association française VDDH à la CPI pour « crimes contre l’humanité au Bénin » et au Tribunal de Grande Instance de Paris pour « violation des droits humains au Bénin »

• la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques ;

• le retour serein de tous les exilés politiques ;

• la fin des persécutions, enlèvements, arrestations, emprisonnements et agressions physiques des opposants et activistes du web ;

• la tenue des Assises Nationales pour tracer un nouveau chemin démocratique pour le Bénin. Elles déboucheront sur l’organisation d’un scrutin présidentiel inclusif, crédible, transparent, digne de confiance, libre, respectant toutes les normes internationales requises. Et ce, après l’audit indépendant du fichier électoral national et la mise en place d’institutions impartiales en charge de l’organisation, du contrôle et de la validation des élections.

Signataires :

Léonce HOUNGBADJI, journaliste, communicant, président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP) et auteur des ouvrages : « Bénin : Le casse du siècle– Comment Patrice Talon fait main basse sur le Bénin, son élite, sa démocratie et son argent » et « Résistons : Le Bénin à l’épreuve du dictateur Patrice Talon »

Sébastien NADOT, député de Haute-Garonne, membre de la Commission des affaires étrangères, membre de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie

Justin AZANKPO, consultant, défenseur des droits humains

Omar AROUNA, ancien ambassadeur du Bénin près les Etats-Unis d’Amérique

Fatouma AMADOU DJIBRIL, ancienne ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche au Bénin

Amissétou AFFO DJOBO, ancienne députée et présidente du Groupe National de Contact de la plateforme S’engager pour le Bénin

Charline Nova ABEME-ZUE, organisation internationale Volontaires pour la Démocratie et les Droits Humains (VDDH)

Doris BOSSOUDAHO, présidente du Collectif pour la Sauvegarde de la Démocratie au Bénin (CSDB)

Marc BENSIMHON, avocat à la Cour d’Appel de Paris

Julien BENSIMHON, avocat au Barreau de Paris

Jean-Michel CLÉMENT, député de la Vienne, membre de la Commission des affaires étrangères et du Bureau du Parlement franco-allemand

Valentin DJENONTIN-AGOSSOU, ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme au Bénin

Frédérique DUMAS, députée des Hauts-de-Seine, membre de la Commission des affaires étrangères

Guillaume GOUFFIER-CHA, député (LREM) du Val-de-Marne, membre de la Commission des Lois

Alexandre HOUSSOU, président d’honneur de l’Alliance des Forces Nouvelles (AFN)

Reckya MADOUGOU, ancienne ministre de la Microfinance, de l'Emploi des Jeunes et des Femmeset ancienne ministrede la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme au Bénin

Daniel SEGLA, Ecrivain, journaliste et éditeur en France

Rufin ZOMAHOUN, ancien ambassadeur du Bénin près le Japon. 

17 commentaires

17 commentaires

Fréjos
il y a 5 ans
Les noms que je vois en bas du message là, aucun d'eux n'a de poids devant Patrice Talon. Ce sont eux qui ont le Bénin à genoux. Le peuple a compris leur jeu déjà. Aujourd'hui, les beninois veulent le développement.
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Sam
il y a 5 ans
Chaque action a une importance dans la lutte contre la politique exclusive qui se pratique dans notre pays. Puisque le Bénin reçoit de l'aide des pays occidentaux, c'est mieux qu'ils soient informés de quelle manière leur argent est dépensé. Il ne faut pas utiliser l'argent des contribuables extérieurs pour tuer la population. Je crois que c'est une action meilleure pour la préservation de paix dans notre pays.
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Adjognon
il y a 5 ans
Idée merveilleuse.
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