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CRIET: Mariam Talata, colistière de Patrice Talon, défend la juridiction spéciale

CRIET: Mariam Talata, colistière de Patrice Talon, défend la juridiction spéciale

Colistière du président Patrice Talon, Mariam Chabi Talata a défendu vendredi 26 mars 2021 la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ( CRIET), juridiction spéciale vertement critiquée par l'opposition.    

Colistière du président Patrice Talon, Mariam Chabi Talata a défendu vendredi 26 mars 2021 la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ( CRIET), juridiction spéciale vertement critiquée par l'opposition.    

Mariam Chabi Talata

Si la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme n'existait pas, il fallait la créer. C'est ce que pense Mariam Chabi Talata, colistière du président Patrice Talon à l'élection du président de la République et de son vice-président président.

Dans un palais de congrès de Cotonou grouillant de monde, Mariam Chabi Talata a pris la parole vendredi 26 mars 2021 à l'occasion du lancement de leur campagne électorale pour la présidentielle 2021. Pour la circonstance, le discours de la candidate au poste de vice-présidente du Bénin a été axé sur la lutte contre la corruption avec notamment la création depuis 2018 de la CRIET. 

Pour justifier la nécessité de cette juridiction spéciale, la colistière Mariam Chabi Talata a fait un retour vers le passé notamment avec la création des entreprises d'État sous le régime marxiste-léniniste du général Mathieu Kérékou. Elle trouve que les dirigeants de cette époque ont manqué de mettre un garde-fou, ce qui a conduit à la faillite de ces entreprises d'État dirigées par des jeunes cadres. ‹‹ Les dirigeants de l'époque avaient à cœur de nous voir nous porter bien. Ils en sont arrivés à créer des sociétés d'État pour gérer le tourisme, pour gérer l'eau, le pétrole et différents secteurs de notre vie. (...) Ils ont confié la gestion de toutes ces sociétés qui devraient nous libérer de la politique de la main tendue à des jeunes cadres béninois. Mais, ils ont oublié de prendre une précaution. La précaution c'était quoi ? La CRIET.››, a déclaré Mariam Chabi Talata.

La candidate vice-présidente affirme que quand elle a analysé avec recul cette période révolutionnaire, elle se dit que si la création des entreprises d'État avait été suivie par la création de cette CRIET, le Bénin ne serait pas encore à cette étape de développement. ‹‹ Parce que la CRIET n'existait pas, nos aînés ont géré ces sociétés d'État comme il ne fallait pas et toutes sont tombées en faillite››, fait elle remarquer avant d'ajouter : ‹‹Dans un pays où il y a l'impunité, rien ne marche››.

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