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Violences préélectorales au Bénin: 25 personnes arrêtées au domicile du juge Batamoussi (Officiel)

Violences préélectorales au Bénin: 25 personnes arrêtées au domicile du juge Batamoussi (Officiel)

Les forces de sécurité béninoises ont interpellé 25 personnes au domicile du magistrat Essowé Batamoussi, juge démissionnaire de la CRIET, a annoncé le porte-parole du gouvernement jeudi 15 avril 2021. Selon Alain Orounla, ces personnes ont avoué vouloir semer des troubles.

Les forces de sécurité béninoises ont interpellé 25 personnes au domicile du magistrat Essowé Batamoussi, juge démissionnaire de la CRIET, a annoncé le porte-parole du gouvernement jeudi 15 avril 2021. Selon Alain Orounla, ces personnes ont avoué vouloir semer des troubles.

Arrestation de présumés fauteurs de trouble au domicile du magistrat Essowé Batamoussi, juge démissionnaire de la Cour de représsion des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). A la faveur d'une conférence de presse à Cotonou, jeudi 15 avril 2021, le porte-parole du gouvernement, Alain Orounla, a évoqué des cas d'arrestation après les violentes manifestations enregistrées dans le pays à la suite de l'appel de l'opposition à manifester contre la prorogation du mandat du président Patrice Talon.

Selon le ministre porte-parole du gouvernement, les forces de sécurité du Bénin ont procédé de nombreuses arrestations lors des manifestations suivies d'actes de violences et de vandalisme. « Il y en a parmi eux qu’on a retrouvés au domicile d’un certain juge déserteur (le magistrat Essowé Batamoussi, ndlr)», a déclaré Alain Orounla.

Juge à la chambre des libertés et de la détention de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le magistrat Essowé Batamoussi a quitté ses fonctions. Dans un entretien à RFI, le magistrat a déclaré recevoir des pressions de la part du pouvoir, notamment dans le dossier de l'ex-ministre de la justice de Boni Yayi, Reckya Madougou, en détention depuis le 5 mars 2021 pour "financement du terrorisme". Le gouvernement a balayé du revers de la main les accusations et parle de manipulation politique.

« Vous voyez les choses se précisent parce que je ne peux pas expliquer la présence au domicile de ce juge qui a pris la clé des champs de 25 personnes qui ne résidaient pas à Cotonou mais qui sont venues pour la circonstance et qui ont avoué vouloir semer de troubles », a laissé entendre le porte-parole du gouvernement lors de sa conférence de presse jeudi à Cotonou ajoutant que:  « Nos forces sont professionnelles et on les a ciblés sur la base d’informations professionnelles recueillies».

Selon Alain Orounla, des attentats ont été déjoués parce que le gouvernement a interpellé quelques individus qui sont passés aux aveux. Ce qui a permis d’en interpeller d’autres. « On verra le traitement que les juges réserveront à ces infractions parce que certes, l’impunité zéro, mais on apprécie l’opportunité si on réussit à neutraliser ceux-là qui auraient tenté de déstabiliser le processus électoral et qui ne sont que des exécutants », a laissé entendre le ministre Alain Orounla.

Les violentes manifestations ont été enregistrées au Bénin au lendemain de l'appel à manifester contre la prorogation du mandat du président Patrice Talon ont fait de nombreuses victimes et d'énormes dégâts matériels. Selon le point fait par le ministre de l'intérieur Sacca Lafia, vingt et un (21) policiers et militaires ont été blessés par balles et des biens publics et privés ont été détruits. Les dégâts matériels se chiffrent, d’après les premières estimations, à des milliards de FCFA.

 

2 commentaires

2 commentaires

Lantakobe
il y a 5 ans
Hum au domicile d'un ex juge en fuite ou exil 25 personnes interpellées qui avouent une action de destabilisation. Misère de Pouvoir, apprenez à nous servir du mieux. Vos mensonges grossiers me font gausser. Propriétaire en fuite et domicile non fermé devenu abris de " rebelles". Où suis-je ?
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