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Suppression ministère communication: les propositions de Wilfried Houngbédji aux journalistes et la HAAC

Suppression ministère communication: les propositions de Wilfried Houngbédji aux journalistes et la HAAC

Le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji est revenu sur les raisons de la suppression du ministère de la communication. Cette explication, après celle du chef de l'Etat, est intervenue lors de Café médias plus du vendredi 28 mai 2021. 

Le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji est revenu sur les raisons de la suppression du ministère de la communication. Cette explication, après celle du chef de l'Etat, est intervenue lors de Café médias plus du vendredi 28 mai 2021. 

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Wilfried Houngbédji

 

Au Bénin, la suppression du ministère de la communication du gouvernement est «est une vraie révolution », selon Wilfried Léandre Houngbédji. Le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement l’a fait savoir lors d’une intervention sur Café médias plus (CMP) vendredi 28 mai 2021.

Quelques minutes après la publication de la liste du gouvernement de 23 membres, le président Patrice Talon a, sur une télévision privée, indiqué que la suppression du ministère de la communication est ‘’pour une raison d’efficacité et de charges de travail’’.

Selon le porte-parole du gouvernement, cette explication de Patrice Talon au sujet de la suppression du portefeuille ministériel prouve que la décision n'a pas été prise au « hasard» encore moins « sous le coup de l'émotion ».

« C'est forcément une décision mûrie, pensée et annoncée au moment où il fallait », a estimé l'ex-directeur de la communication de la présidence. Wilfried Houngbédji reconnait tout de même qu’«  il n'y a pas eu de préparation de terrain ou de l'opinion » et cela « a pu choquer les professionnels » qui « heureusement» ont commencé à comprendre grâce aux explications.

« Le Chef de l'État, au demeurant, fait une promotion inestimable de la liberté de presse et je suis tellement heureux pour les gens qui ont l'habitude de nous tacler sur cette thématique. Ils auront dans quelques années le loisir de dire: "Mais Monsieur Talon a été visionnaire de penser qu'il fallait décrocher la gestion des médias du gouvernement pur et dur pour la confier à l'institution constitutionnelle reconnue pour ce fait », assure le SGA du gouvernement.

 Nouvelle donne, nouveau type de collaboration HAAC-Médias

Pour Wilfried Houngbédji la suppression du ministère de la communication devrait plutôt réjouir les acteurs des médias. Le communiquant pense que les professionnels des médias et la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) doivent saisir cette opportunité pour mettre en place de nouvelles stratégies. « Les associations professionnelles des médias, à mon sens, devraient rapidement commencer à se voir, réfléchir: quelle est la partition que nous devons jouer? », conseille l’ex-journaliste au quotidien du service public La Nation et au service de la communication gouvernementale depuis 2016.  

Au niveau de la HAAC, suggère le porte-parole du gouvernement, il y a lieu désormais de voir se poser une question importante. « Comment nous mettons en les mécanismes qu'il faut pour récupérer ce pouvoir qui a toujours été le nôtre en réalité mais que nous avons laissé échapper et qu'on nous rétrocède à un moment où peut-être nous ne nous attendions pas », interroge-t-il.

Le communiquant dit être convaincu que si l’organe en charge de réguler les médias au Bénin et les associations faîtières des médias jouent chacun son rôle, ils pourront mener « les plaidoyers qu'il faut à l'endroit du Chef de l'État, à l'endroit du gouvernement ». De ce fait, déduit-il, « les moyens qu'il a promis à la HAAC, seront mis à disposition pour qu’effectivement, les médias s'épanouissent davantage sous la coupole de la HAAC et de leurs associations faîtières et que le gouvernement s'occupe véritablement à autres choses ».