POLITIQUE

Universités publiques au Bénin: Prof Michel Boko réagit au nouveau mode de désignation des responsables

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Dans un bref entretien à Banouto, Prof Michel Boko a réagi à un pan de la réforme qui met fin à l’élection des recteurs et doyens dans les universités publiques du Bénin. L’université a été contacté par Banouto ce mercredi 21 juillet 2021.

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Prof Michel Boko

 

Prof Michel Boko n’approuve pas totalement la réforme dans l’enseignement supérieur qui supprime l’élection des recteurs, vice-recteurs, doyens et vice-doyens des universités publiques au Bénin. Il l’a fait savoir en réaction à l’explication de Prof Dodji Amouzouvi publiée à travers un article sur Banouto. Joint au téléphone, l’universitaire a confié que la suppression de ces élections n’est pas une mauvaise chose en soi. « Sur le fond, je suis d’accord que les élections ont été dévoyées et politisées », a-t-il expliqué, faisant allusion aux tractations autour des élections des recteurs, vice-recteurs, doyens et vice-doyens dans les universités publiques au Bénin. « Je suis content qu’on mette fin à cette pratique », a réagi l'universitaire.

« Avec le nouveau mode, c’est chacun qui prépare son dossier, qui rédige sa vision et ses stratégies pour le développement de l’Université en tant que Recteur, en tant que vice-recteur et qui les défend devant des instances et des organes commis à cet effet-là. Les trois meilleurs méritants, seront proposés au gouvernement », avait détaillé Pr Amouzouvi, membre de la commission qui a proposé la réforme dans une interview.

Dans son argumentaire, l’universitaire a parlé d’une nouveauté dans cette réforme de l’organisation des universités publiques au Bénin : l’existence d’un conseil d’administration. Cette entité, a-t-il souligné, « sera un peu comme la structure majeure d’où partiront les grandes orientations et décisions que le Recteur aura à charge d’exécuter avec son équipe ». Une explication qui ne convainc pas Prof Miche Boko. Joint ce mercredi 21 juillet 2021, l’universitaire a laissé entendre qu’il y a « une incohérence » dans cette réforme, notamment sur l’existence d’un Conseil d’administration (CA).

« Si le recteur désigné a présenté un programme sur la base duquel il a été présélectionné (entre autres critères) pourquoi devra-t-il exécuter les directives d'un Conseil d'administration ? Sera-t-il jugé sur l'exécution de son programme ou sur celui du CA ? », a interrogé Prof Michel Boko sur Banouto. 

Pour Prof Michel Boko, c’est sur la base d’un programme qu’un recteur doit être désigné pas sur la « façon dont il exécute les décisions » du conseil d’administration. « Est-ce que les décisions du conseil d’administration sont issues de son programme, avant sa nomination », interroge Prof Michel Boko. Le CA, poursuit l’universitaire, reçoit ses décisions du gouvernement ou du Conseil national de l’Education (CNE). « Mais est-ce que ça correspond exactement à ce que le candidat avait proposé avant d’être nommé », insiste-t-il pour soutenir « l’incohérence » qu’il relève dans la réforme.

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