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Macron demande pardon aux harkis abandonnés après la guerre d’Algérie

Macron demande pardon aux harkis abandonnés après la guerre d’Algérie

Livrés à eux-mêmes et abandonnés aux représailles, les harkis de la guerre d’Algérie ont été offensés par France selon le Président Emmanuel Macron qui leur demande pardon au nom de la République

Livrés à eux-mêmes et abandonnés aux représailles, les harkis de la guerre d’Algérie ont été offensés par France selon le Président Emmanuel Macron qui leur demande pardon au nom de la République

emmanuel-macron-demande-pardon-harkis-guerre-algerieEmmanuel Macron

Un acte décisif sur le chemin de la réparation des dommages faits aux Harkis en Algérie. Le président français Emmanuel Macron s’est fondu en excuses à ces braves hommes qui ont lutté aux côtés de la France pendant la guerre d’Algérie de 1954 à 1962.

Dans un discours ce lundi 20 septembre 2021, Emmanuel Macron a reconnu que « La République a contracté à leur égard une dette. ». La reconnaissance exprimée par le Président, selon l’Elysée, s’inscrit dans une démarche visant à « franchir un nouveau pas » sur ces blessures dans l’histoire de France.

« Aux combattants, je veux dire leur reconnaissance, nous n’oublierons pas. Aux combattants abandonnés, à leurs familles qui ont subi la prison, je leur demande pardon. Nous n’oublierons pas. Depuis la République s’est ressaisie. Elle s’est engagée sur la voie de la vérité et de la justice », a déclaré Macron.

Le chef de l’Etat souligne que l’«histoire des harkis est grande et douloureuse ». Emmanuel Macron parle d’histoire de déchirures. « Déchirure de deux pays, déchirure avec vos terres natales, déchirure entre Français. C’est la tragédie d’une fidélité bafouée plusieurs fois par les massacres en Algérie, par l’exclusion en France, puis par le déni et le refus de reconnaissance. Votre histoire, c’est la nôtre. » a dit le premier responsable à l’Elysée devant un parterre de Harkis et ou leurs descendants.

L’Elysée avait fait savoir qu’Emmanuel Macron souhaitait « franchir un nouveau pas » dans la « reconnaissance » de l’« abandon » des harkis par la France. C’est dans cette optique que le président de la République leur a demandé « pardon » au nom de la France, lundi 20 septembre.

S’il se démarque en demandant "pardon" au nom de la France, Emmanuel Macron n’est pas le premier président à reconnaître le tort de la République. Jacques Chirac en 2001 puis François Hollande en 2016 ont admis les « responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines des familles transférées dans les camps en France ».