POLITIQUE

Libération de Madougou et Aïvo: le député Benoit Dègla évoque la piste d’une solution politique

( words)

La libération des opposants Reckya Madougou et Joël Aïvo pourrait résulter d’une décision politique. C’est l’une des solutions évoquées dimanche 26 décembre 2021 par le député Benoît Dègla.

benoit-degla

Benoît Dègla

 

Un membre de la majorité présidentielle de Patrice Talon parle de la libération de Madougou et Aïvo. Invité de l’émission « 90 minutes pour convaincre » sur l’ORTB, le député Benoît Dègla a estimé les possibilités de Reckya Madougou et Joël Aïvo, condamnés par la CRIET. «La justice a rendu sa décision, même en la matière lorsqu’il y a une décision judiciaire, il y a toujours eu la possibilité de la décision politique», a fait savoir le député rapporté par La Nouvelle Tribune.

Pour l’élu du Bloc républicain la solution à la libération des deux opposants se trouve auprès du président Patrice Talon. «L’Assemblée peut voter une loi d’amnistie que lui envoie le gouvernement ou il peut avoir la grâce que le Chef de l’Etat accorde donc en tout et pour tout c’est l’Exécutif qui décide », souligne-t-il.

Condamnés à de lourdes peines de prison début décembre 2021, les deux opposants, Reckya Madougou et Joël Aïvo n’ont pas fait appel de leur condamnation devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).

Le député Benoit Dègla pense que « si les intéressés ne font pas appel, il appartiendra au gouvernement, seul  juge nécessaire, de prendre la mesure qui est nécessaire». «(…) Je souhaite que ça se fasse dans l’intérêt de l’apaisement et comme je vous l’ai dit, je suis personnellement concerné», a-t-il souhaité.

Candidats recalés à la présidentielle 2021, le professeur Joèl Aïvo et l’ex-ministre Reckya Madougou ont été arrêtés par la police et placés en détention provisoire par le parquet spécial de la CRIET. Aux termes de leur procès, le professeur Joël Aïvo a été reconnu coupable « de blanchiment de capitaux et d’atteinte à la sureté de l’Etat » et condamné à 10 ans d’emprisonnement ferme.

Quant à l’ex-ministre Reckya Madougou, elle a écopé de 20 ans de réclusion criminelle reconnue coupable de « complicité de financement de terrorisme ».

 

Banouto Digital

Vous aimez une presse libre et de qualité. Alors offrez-vous un accès illimité à Banouto Digital en souscrivant à un des abonnements moins chers.
1500 F CFA/mois ou 15.000 F CFA/An.

Abonnez-vous

A lire aussi ...