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Guinée : Doumbouya veut rester au pouvoir pendant près de 04 ans avant toute élection présidentielle

Guinée : Doumbouya veut rester au pouvoir pendant près de 04 ans avant toute élection présidentielle

Le chef de junte militaire au pouvoir en Guinée Conakry, Mamady Doumbouya a annoncé, samedi 30 avril 2022, avoir fait l’option d’une durée de transition de « 39 mois » avec de remettre le pouvoir aux civils. Ce faisant, il défie les institutions sous-régionales.

Le chef de junte militaire au pouvoir en Guinée Conakry, Mamady Doumbouya a annoncé, samedi 30 avril 2022, avoir fait l’option d’une durée de transition de « 39 mois » avec de remettre le pouvoir aux civils. Ce faisant, il défie les institutions sous-régionales.

mamadyLe Colonel-président Mamady Doumbouya veut passer près de quatre ans au pouvoir

39 mois de transition. Le colonel Mamady Doumbouya, chef de la junte militaire au pouvoir en Guinée a décidé que la durée de la transition soit de 39 mois. Dans une adresse télévisée à la nation, il indique que « de toutes les consultations engagées à tous les niveaux (...), il ressort une proposition médiane d'une durée consensuelle de la transition de 39 mois ».

Selon France 24, cette décision intervient au lendemain de la clôture (vendredi 29 avril) de deux consultations politiques contestées. Il s’agit d’une conférence dite de réconciliation et ‘’un cadre de concertation inclusif’’. Ces deux consultations ont été boycottées par un grand nombre de partis politiques.

« Le CNRD [Comité national du rassemblement et du développement, l'organe dirigeant de la junte, NDLR] et le gouvernement à leur tour soumettront au CNT [Conseil national de transition, NDLR], qui tient lieu de Parlement, cette proposition qui est consécutive à de larges et patientes consultations », a le colonel-président Doumbouya.

En prenant une telle option, la junte militaire au pouvoir balaie du revers de la main la volonté de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui voulait un délai court. La CEDEAO, fin mars 2022, avait sommé les autorités de Conakry de lui présenter « au plus tard le 25 avril » un calendrier de transition « acceptable », sous peine d'une extension des sanctions économiques décidées contre le pays après le coup d'État. Non seulement le délai fixé par l’organisation sous-régionale n’a pas été respecté, la durée de transition proposée par la junte n’est pas en accord avec celui voulu par l’institution ouest-africaine.