POLITIQUE

Fusion UP - PRD : Houngbédji prévient Djogbénou contre les conséquences d'une trahison

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Adrien Houngbédji a insisté sur la confiance entre les ‘’nouveaux mariés’’ et prévenir contre la trahison dans son discours lors de la cérémonie de la création officielle du parti Union progressiste, le renouveau, dimanche 21 août 2022.    

 

houngbedji-djogbenou-uprAdrien Houngbédji (à g.) met en garde le président du nouveau parti de la mouvance Union progressiste le renouveau, Joseph Djogbénou (à d.) contre la trahison

L’Union progressiste, le renouveau doit se baser sur la confiance entre ses membres. C’est ce qui ressort du discours du désormais ancien président de l’ancien PRD, Adrien Houngbédji. Il a d’abord souligné qu’ils sont des centaines de milliers de gens « à applaudir parce que nous l’avons fait ». Selon lui, cette fusion a été faite « parce que l’aspiration à la fusion était forte d’un côté comme de l’autre ».

« Nous avons brisé un tabou, cette fatalité qui prétendait que nous sommes des frères maudits, qui disait qu’aucune entente durable n’est possible entre nous pour construire le Bénin », a relevé l’ancien président de l’Assemblée nationale.

Il se réjouit de cela parce que ce n’était pas évident « car nous sommes, vous UP et nous PRD, les héritiers d’une longue tradition de luttes, de conflits et de trahisons qui remonte dans la période précoloniale, qui s’est poursuivie sous les colons qui nous divisés pour régner et qui s’est perpétuée depuis l’indépendance ». Il estime que « cette longue tradition de luttes, de conflits et de trahisons a laissé des stigmates et des cicatrices profondes dans nos consciences, dans nos comportements ».

Adrien Houngbédji pense que « le moins qu’on puisse dire c’est que cette tradition a détruit la confiance et engendré la méfiance si ce n’est pas la défiance ». Alors, si l’union vient d’être scellée, il reste beaucoup à faire. « Il nous reste, relève-t-il, beaucoup à faire pour bannir à jamais la méfiance c’est-à-dire la confiance trahie qui entraîne le blocage, la paralysie, les crises et la violence. »

Il reste beaucoup à faire pour le nouveau parti afin de « vaincre la méfiance qui est cette forme de vigilance dans laquelle on donne sans s’abandonner parce qu’on a peur de l’autre ». Car, « c’est cette peur qui inhibe et qui nourrit le rejet ». Les membres de l’UP le renouveau ont encore « beaucoup à faire pour bâtir la confiance ». « Cette confiance qui, selon Houngbédji, est un pari qui est une prise de risque réciproque, qui est soutenue par une espérance partagée, soutenue par un sentiment de sécurité et un engagement de tous les instants où on se serre les coudes pour faire triompher une chaîne de valeur ». Il soutient qu’il reste beaucoup à faire « pour passer de la méfiance à la confiance ».    

Le principe du respect la parole donnée

Maître Adrien Houngbédji a déjà donné une preuve de sa confiance en ses nouveaux partenaires politiques. Car, il explique que samedi 20 août 2022, vers 18 heures quand on lui a apporté le un protocole d’accord et des statuts de 150 articles à signer, il a donné une réponse surprenante. « Je vous ai répondu que je signerais l’un et l’autre sans même les lire quelque soit les ajouts ou les rétractations qu’ils peuvent contenir », a rappelé l’ancien parlementaire.

« Ce qui compte, relève-t-il, ce n’est pas ce que contiennent ces documents ». Il estime que « ces documents ne sont et ne seront jamais que des instruments imparfaits de simples accords politiques ».

« Je vous ai répondu que le jour où nous serons obligés de les lire avant de nous entendre, le jour où nous serons obligés de recourir à une tierce personne pour les interpréter, le jour où nous aurons besoin d’aller au tribunal pour nous départager, c’est la confiance a déjà disparu », a laissé entendre l’ancien premier ministre. Pour lui, ce qui compte aux yeux des militants et électeurs, « c’est la parole donnée ». 

« Ne pas respecter cette parole, c’est ne pas les respecter, c’est ne pas nous respecter », argumente-t-il. Il prévient : « Chaque manquement à cette parole sera un coup de poignard donné à la confiance de ces jeunes qui ont cru en nous et qui ne sont là que parce qu’ils ont cru en nous. Ils n’ont pas lu de protocole d’accord même ils sont là. Ils s’en iront aussi massivement qu’ils sont venus si nous leur donnons leur sentiment de les avoir trompés ». Joseph Djogbénou et les anciens militants du défunt parti Union progressiste sont donc prévenus.  

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