POLITIQUE

Union progressiste le renouveau : Jacques Ayadji relève 02 motifs d’inquiétude

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Dans une interview accordée à des médias béninois, le président du parti Moele-Bénin, Jacques Ayadji, a relevé un mot et un groupe de mots qui font peur relativement à l’avenir de l’Union progressiste le renouveau, parti né de la fusion de l’Union progressiste et du Parti du renouveau démocratique.

jacques-ayadjiJacques Ayadji inquiet sur l'avenir du parti Union progressiste le renouveau

Il y a des inquiétudes à avoir quant à l’avenir de l’Union progressiste le renouveau. Porté sur les fonts baptismaux dimanche 21 août 2022, le parti né de la fusion de l’Union progressiste et du Parti du renouveau démocratique, comporte-t-il des failles qui pourraient conduire un jour les deux entités à faire chemin à part ? En tout cas Jacques Ayadji le craint.

Dans une interview à des médias béninois, le président du Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), se fondant sur les expériences malheureuses passées de l’ADEMA, de la RB (appel de Goho), de l’UBF, de l’UN, des FCBE et autres, a relevé, au congrès constitutif de l’Union progressiste le renouveau, un mot et un groupe de mots qui l’inquiète. « Je suis inquiet parce que les mêmes causes produisent les mêmes effets, dit-on. Je touche du bois pour que ce nouveau parti politique fasse l’exception pour confirmer la règle », a commencé Jacques Ayadji avant de dévoiler le mot et le groupe de mots qui font peur.

Un mot : mariage

Le mot qui fait peur à Jacques Ayadji est ''mariage''. « Qui dit mariage, dit maintien de la distinction des époux (des parties). La femme qui se marie à un homme ne se confond pas à l’homme. Elle continue après le mariage d’être distinguée de son mari », fait remarquer Jacques Ayadji avant de s’interroger :

« Est-ce à dire que dans ce qui nous est proposé là, l’Union Progressiste et le Parti du Renouveau démocratique continuent d’être distinguables dans leur foyer UP Le Renouveau ? ».

Si la réponse à cette interrogation est oui, le président de Moele-Bénin craint que les deux partis fusionnés soient une situation d’alliance qui ne dit pas son nom, surtout que l’on sait que le mot mariage est un synonyme du mot alliance.

Ensuite, relève Jacques Ayadji, qui dit mariage, dit éventualité de divorce. « Est-ce à dire que l’UP et le PRD se sont mis ensemble aujourd’hui pour avoir la possibilité de divorcer demain comme c’est le cas actuellement de deux autres partis politiques de la mouvance présidentielle ? », questionne-t-il.

Le groupe de mots ''protocole d’accord''

Jacques Ayadji fait savoir que le groupe de mots qui lui fait peur est « protocole d’accord ». Le président du parti Moele-Bénin fait savoir que sa peur a été renforcée « lorsque le Président Adrien Houngbédji a insinué dans son discours l’éventualité de recourir dans le futur à ce protocole d’accord qu’il assume publiquement avoir signé sans le lire ».

« Je me suis demandé sur place au stade si ce groupe de mots ne signifiait pas une promesse d’accord ? Je me suis alors immédiatement saisi de mon téléphone portable pour aller m’éclairer les esprits sur Google et j’ai pu y lire comme définition Wikipédia, ce qui suit : « Le protocole d’accord est un acte sous seing privé, ou un acte public ou international, qui constate un accord sur un ou plusieurs points précis. Il est courant qu’il consiste en un accord préalable sur des points généraux devant être confirmé par un nouvel accord plus précis. » Après cette lecture, je me suis demandé si jusqu’à la sortie de ce jour-là, les deux partis politiques en étaient encore à l’étape de promesse d’accord. En poussant le questionnement un peu plus loin, je me suis demandé s’il était même prudent pour ces deux partis politiques de venir à cette sortie avec un accord (en supposant qu’ils n’auront plus rien à modifier dans le protocole d’accord) et d’en repartir avec. Car de ma compréhension, si l’accord subsiste après la déclaration officielle, c’est qu’il existe d’autres étapes à franchir pour que la fusion soit consommée et actée », a expliqué Jacques Ayadji. « Si oui, quelles sont ces étapes ? S’agit-il de l’étape de la déclaration des actes au ministère de l’intérieur ? Si tel est le cas, pourquoi le Président Adrien Houngbédji envisage un éventuel futur recours au protocole d’accord en cas de problème ? », poursuit l’ex-syndicaliste.

Pour le président du parti Moele-Bénin,

« le bon sens veut que, dès l’obtention du ministre de l’intérieur, du récépissé définitif des actes consacrant la création du parti UP Le Renouveau, le protocole d’accord ou même l’accord disparaisse au profit des Statuts et règlement intérieur du nouveau parti créé ».

Au cas où le protocole d’accord ou l’accord doit subsister après le récépissé définitif pour être consulté en cas de besoin, « il y a problème », juge Jacques Ayadji. Car, souligne-t-il, cela veut dire que les deux partis politiques continueront de cohabiter au sein du nouveau parti politique. « Cela n’aura d’autre nom qu’une alliance qui est proscrite par la charte des partis politiques en vigueur en République du Bénin ».

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