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Patrice Talon : « 30 heures, c’est demander pratiquement l’impossible aux aspirants »

Patrice Talon : « 30 heures, c’est demander pratiquement l’impossible aux aspirants »

Le président Patrice Talon a échangé jeudi 7 octobre 2020 avec les centrales et confédérations syndicales. A l’occasion, il a déclaré que les 30 heures de cours attribués aux aspirants au métier d'enseignant est « au-dessus de la norme ».

Le président Patrice Talon a échangé jeudi 7 octobre 2020 avec les centrales et confédérations syndicales. A l’occasion, il a déclaré que les 30 heures de cours attribués aux aspirants au métier d'enseignant est « au-dessus de la norme ».

patrice talon

30 heures imposées aux ''aspirants'' au métier d’enseignant. Le chef de l’Etat béninois admet que c’est important en termes de masse horaire de cours imposée à ses enseignants en contrat avec l’Etat. Le président de la République du Bénin, Patrice Talon, a reconnu que les 30 heures dépassent la norme. « Trente heures, c’est largement au-dessus de la norme, c’est demander pratiquement l’impossible aux aspirants », a-t-il déclaré lors de ses échanges jeudi 8 octobre 2020 avec les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales.  

Cette déclaration du président Talon, rapportée par La Nation, ne constitue pas un aveu en ce qui concerne la décision. Puisque, selon lui, des enseignants font plus que les 30 heures de cours lorsqu’ils ajoutent leurs heures supplémentaires à leur masse horaire ordinaire. Il estime donc que ce n’est pas impossible. Mais, le Chef de l’Etat n’est pas dans l’option de l'imposer aux enseignats aspirants, car, a-t-il indiqué, son gouvernement est disposé à revoir sa décision.

Cette modestie Patrice Talon l’a déjà démontré dans ses propos à l’entame de la séance avec les partenaires. « Il est de important (ndlr) d’échanger avec tous ceux qui sont susceptibles de nous éclairer à suivre notre action, qui peut nous apporter une contribution utile ; parce que nous n’avons pas la prétention d’avoir toujours raison, (…). Nous n’avons pas la science infuse », avait laissé entendre le chef du gouvernement à ses interlocuteurs.

Pas d’aspirants sur le carreau

Les responsables syndicaux sont opposés à la masse horaire imposée aux aspirants pour diverses raisons. Entre autres, le fait que cette décision gouvernementale mettrait à la rue des aspirants en situation de classe. Le Chef de l’Etat a rassuré ses hôtes de ce que, « aucun aspirant figurant dans la base de données et déployé l’année dernière ne sera laissé sur le carreau », assurant que « si le calcul du gouvernement s’est opéré sur une base de données erronées, il sera repris ». Il a, par ailleurs, admis que son gouvernement et lui n'ont pas la prétention d'avoir toujours raison.