SECURITE-HUMAINE

Droits humains au Bénin: plus d’accès direct des citoyens et ONGs à la Cour africaine

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Le vendredi 26 mars 2021, la décision de retrait par le Bénin de la déclaration permettant aux citoyens et aux ONGs de saisir directement la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples.

En mars 2020, les autorités béninoises ont informé l’Union africaine du retrait de la déclaration de leur  pays de la Cour africaine en vertu de l’article 34-6. Conséquence, les individus et les ONGs ne peuvent plus soumettre directement des plaintes à la Cour africaine à compter du vendredi 26 mars 2021.

En réaction à l’entrée en vigueur de cette décision, la conseillère d’Amnesty international, Alice Banens estime que la journée du vendredi est « un triste jour pour les droits humains au Bénin ». 

Dans une déclaration publiée vendredi 26 mars 2021 sur le site de l’institution, elle regrette le fait que « chacune et chacun se retrouvent privés d’un recours judiciaire précieux pour faire prévaloir leurs droits fondamentaux tels que reconnus par la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples et la Constitution de la République du Bénin ». 

Alice Banens appelle le gouvernement du président Patrice Talon « à montrer (son, ndlr) attachement au système africain de protection des droits humains en déposant à nouveau la déclaration permettant l’accès direct des individus et ONGs à la Cour». 

Le Bénin est le troisième pays à retirer sa déclaration de la Cour africaine après le Rwanda et la Tanzanie. La Côte d'Ivoire a emboité le pas au Bénin.

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