SECURITE-HUMAINE

Liberté de la presse: Orounla amer sur les motifs du déclassement du Bénin par RSF

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Le ministre béninois de la communication, Alain Orounla, juge «subjectifs» les motifs du déclassement du Bénin par Reporters sans frontières (RSF) dans son rapport 2021.

 

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Alain Orounla, ministre béninois de la communication

 

Les motivations du déclassement du Bénin par Reporters sans frontières dans son rapport 2021 sur la liberté de la presse dans le monde passent mal auprès d’Alain Orounla. Dans son rapport annuel sur la liberté de la presse, édition 2021, Reporters sans frontières a déclassé le Bénin d’un rang. Le pays est passé de la 113e à la 114e  place. Reporters sans frontières a justifié ce classement, entre autres, par le régime d’autorisation imposé aux médias en ligne par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), l’irrégularité de l’aide publique aux médias privés.

Le ministre béninois de la communication, dans un entretien à la télévision nationale, lundi 3 mai 2021, a attaqué ces motifs. Pour Alain Orounla, « ces classements sont faits sur des critères très subjectifs et des critères de confort ». « Je constate avec amertume (…) que ce rang ne s’explique pas par des exactions qui auraient été commises par les pouvoirs publics. (…) Mais ma curiosité me donne de constater que RSF nous classe à 114e place au motif de l’irrégularité de l’aide publique aux médias, au motif de certaines dispositions mal perçues du code numérique qui exclut pourtant de son champ d’application le statut des professionnels, le statut des journalistes, et le régime d’autorisation auquel les nouveaux médias sont soumis », s’est exprimé Alain Orounla.

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Le ministre se réjouit tout de même « de ce que nous ne déplorons pas d’assassinat de journalistes pour leurs opinions et qu’il n’y a pas d’infractions de presse ». Cet état de chose, juge Alain Orounla, veut « bien dire que ce classement est d’abord une reconnaissance de ce que la liberté de presse n’est pas entravée au Bénin contrairement à d’autres pays qui sont classés dans les zones rouges ou oranges ».

Appel à redoubler d’efforts

Le ministre béninois de la communication estime également que le classement de RSF est « un appel, un encouragement à redoubler d’ardeur et d’efforts pour que la presse et les médias s’améliorent ». Et le gouvernement béninois, assure Alain Orounla, travaille au quotidien pour « une presse libre, une presse de qualité au service des citoyens béninois ». Dans cette optique, Alain Orounla pour qui « au Bénin, les pouvoirs publics ne font rien contre la liberté de la presse », entend convoquer dans les mois à venir, une rencontre avec les professionnels des médias qu’il accuse d’être les « premiers » responsables du classement du pays. Ceci, pour « mettre à plat les différentes difficultés, les différents goulots d’étranglement qui font que notre presse n’arrive pas à s’épanouir ». 

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