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Hausse de prix sur le marché : ce que fait le gouvernement béninois

Hausse de prix sur le marché : ce que fait le gouvernement béninois

Le Bénin, comme d'autres pays ouest-africains, vivent une hausse des prix de certains produits de grande consommation. Porte-parole et secrétaire général adjoint du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji a évoqué vendredi 2 juillet 2021 les causes et les mesures prises par les autorités pour arrêter la saignée.

Le Bénin, comme d'autres pays ouest-africains, vivent une hausse des prix de certains produits de grande consommation. Porte-parole et secrétaire général adjoint du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji a évoqué vendredi 2 juillet 2021 les causes et les mesures prises par les autorités pour arrêter la saignée.

bWilfried Léandre Houngbédji face à la presse en ligne au siège de Banouto, vendredi 02 juillet 2021

Le gouvernement béninois fait des pieds et des mains pour le retour à la normale des prix des produits vivriers sur le marché. C’est en tout cas ce qu'a assuré son porte-parole et secrétaire général adjoint  vendredi 2 juillet 2021. Lors d’une rencontre avec des journalistes de la presse en ligne, Wilfried Houngbédji est revenu sur les causes de la flambée des prix de certains produits de grande consommation dans les marchés depuis quelques semaines. Parmi les produits concernés figurent le riz, le mil, le sorgho, le maïs, le haricot, le gari et l'huile.

« À la vérité, si on veut spécifier le cas du Bénin, ce n’est pas un déficit de production qui entraine les prix, c’est la trop forte demande de certains grands pays producteurs qui du fait des aléas climatiques n’ont pas produit suffisamment sur les campagnes agricoles passées. Pour compenser leurs besoins, ils sont obligés de recourir aux marchés où c’est disponible», a-t-il expliqué.

« Quand les étrangers viennent acheter, ils donnent beaucoup plus d’argent à nos producteurs donc c’est tentant. Le gari béninois coûte aujourd’hui dans les 500f mais les gens viennent le chercher pour le vendre à 900f dans un pays voisin », a-t-il informé.

Face à la hausse de prix des produits sur le marché béninois, le gouvernement a pris des mesures qui portent déjà leurs fruits a souligné Wilfried Houngbédji. Il cite, au nombre de celles-ci, la lutte contre « la sortie incontrôlée de certains produits » vivriers du territoire. Selon les chiffres communiqués par le porte-parole du gouvernement, « 3125 sacs de diverses céréales évalués à des centaines de tonnes » ont été saisis depuis le 16 juin 2021, date de la prise de la décision en conseil des ministres.

Se réjouissant de cette prouesse de l’Etat béninois, il estime qu'à l'étape actuelle, la meilleure méthode pour faire baisser les prix est l'application rigoureuse de la mesure, surtout dans les communes frontalières. 

La seconde mesure prise par le gouvernement, rappelée par son porte-parole, est la mise d'un comité ad hoc. Ce comité a pour rôle de réfléchir à d’éventuelles nouvelles mesures spécifiques à prendre pour lutter contre la hausse des prix des produits. « De façon durable, ce que nous faisons, c’est de travailler davantage à améliorer encore les performances de notre agriculture », a ajouté Wilfried Léandre Houngbédji.

Premier producteur de coton en Afrique sur les trois dernières campagne (2019, 2020, 2021), le Bénin fut aussi en 2018 deuxième producteur de vivriers de l'Uemoa, derrière la Côte d'Ivoire.