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Santé sexuelle et reproductive au Bénin: Ipas contribue à l’amélioration de l’écosystème de l’avortement

Santé sexuelle et reproductive au Bénin: Ipas contribue à l’amélioration de l’écosystème de l’avortement

Ipas Afrique francophone, en collaboration avec le ministère de la santé, a fait le bilan de son projet « Sa santé, ses choix » mis en œuvre au Bénin pour la santé sexuelle et reproductive. C’était mercredi 26 janvier 2022 au cours d’un atelier à Cotonou.

Ipas Afrique francophone, en collaboration avec le ministère de la santé, a fait le bilan de son projet « Sa santé, ses choix » mis en œuvre au Bénin pour la santé sexuelle et reproductive. C’était mercredi 26 janvier 2022 au cours d’un atelier à Cotonou.

IPAS-Afrique-Francophone-santé-sexuelle-reproductive-avortement-sécuriséLes participants à l'atelier de clôture

Le projet « Sa santé, ses choix » de Ipas Afrique francophone a atteint son épilogue au Bénin. L’organisation internationale, en collaboration avec le ministère de la santé du Bénin, a fait le point de ce projet mise en œuvre dans le cadre de la santé sexuelle et reproductive. Plusieurs résultats obtenus et les perspectives de Ipas au Bénin ont été présentés lors d’un atelier de clôture mercredi 26 janvier 2022 à Cotonou. Selon Achille Ange Irié, chef programme du projet «Sa santé, ses choix», les quatre composantes du projet déroulées au Bénin ont permis d’atteindre des résultats satisfaisants.

Dans sa présentation, il a indiqué que la composante 4 a permis d’offrir une formation sur la Clarification de valeur et transformation des attitudes (VCAT) de 25 féministes pour le référencement vers les services de la santé sexuelle et reproductive (SSR). 92 femmes ont également bénéficié du référencement vers les services SSR. La composante 6 a servi de cadre pour la formation de 15 prestataires de l’Association béninoise pour la promotion de la famille (ABPF) et autres cliniques partenaires sur VCAT. Aussi, a-t-il ajouté, cette composante a aussi permis l’élaboration d’un guide de référencement vers les services SSR au Bénin.

Achille Ange Irié s’est réjoui du vote et de la promulgation de la loi N°2021-12 modifiant et complétant la loi 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction en République du Bénin. Ce qui dénote de l’effort de tous les acteurs pour le plaidoyer au niveau national. A cet effet, il a fait savoir qu’une évaluation a été faite sur l’écosystème de l’avortement suivi du dialogue national autour de ce phénomène.

Docteur Mabou Ahokpossi, représentant du directeur général de l’Agence nationale des soins de santé primaire, le projet « Sa santé, ses choix » a permis de travailler à l’amélioration de l’écosystème de l’avortement au Bénin. Selon lui, le projet a également contribué à définir des priorités d’actions à mener pour renforcer l’écosystème de l’avortement à travers une feuille de route que le ministère de santé entend s’inspirer.  

Méthodologie, stratégie et satisfaction

Béniel Agossou, membre de la Coalition des organisations des jeunes pour l’avortement sécurité (COJAS-Bénin) a décerné un satisfecit aux responsables du projet. Il a noté trois grands motifs de satisfaction. Le premier est lié au délai du projet qui paraissait peu pour l’envergure des activités. Mais selon lui, l’équipe a pu mettre les petits dans les grands pour conduire les activités dans l’atteinte de résultats probants.

Le deuxième motif est relatif à la méthodologie et la démarche qui ont caractérisé la mise en œuvre du projet. « Nous avons noté une approche inclusive et toutes les parties prenantes pour la diversité de stratégie et d’actions », a-t-il noté. Cela a permis à la fin d’avoir un outil d’évaluation sur l’écosystème de l’avortement au niveau du ministère de la santé. Le docteur est persuadé que cet outil fera école dans la sous-région et en Afrique. Son troisième motif concerne l’implication des jeunes dans le projet. « C’est rare de voir un projet faire autant confiance aux jeunes. On n’a pas seulement participé, on était engagé », a laissé entendre Béniel Agossou.

Perspectives de Ipas au Bénin

Ipas Afrique francophone ne compte pas s’arrêter à si bon chemin même au terme de du projet. Dans son intervention, Merveille Ayihounton a indiqué que l’organisation entend solidifier les acquis du projet. Elle ajoute que Ipas souhaite inscrire ses activités dans la stratégie nationale du ministère de la santé sur l’avortement sécurisé. « IPAS Afrique francophone ambitionne prendre part activement au suivi de la feuille de route avec le ministère de la santé et les acteurs intervenant dans le secteur de la santé sexuelle et reproductive », a-t-elle signifié.