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Sahel: PMNCH interpelle sur la situation des agents de santé et des couches vulnérables

Sahel: PMNCH interpelle sur la situation des agents de santé et des couches vulnérables

PMNCH, la plus grande alliance mondiale pour la santé et le bien-être des femmes, des enfants et des adolescents a sorti un communiqué, mercredi 27 avril 2022. Dans ce communiqué, l’alliance revient sur la nécessité d’agir en urgence pour protéger les femmes, les enfants et les adolescents vulnérables ainsi que les agents de santé qui les assistent dans le Sahel  

PMNCH, la plus grande alliance mondiale pour la santé et le bien-être des femmes, des enfants et des adolescents a sorti un communiqué, mercredi 27 avril 2022. Dans ce communiqué, l’alliance revient sur la nécessité d’agir en urgence pour protéger les femmes, les enfants et les adolescents vulnérables ainsi que les agents de santé qui les assistent dans le Sahel  

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Il y a urgence d’agir pour protéger les enfants, les femmes et les agents de santé dans le Sahel. C’est du moins ce que pense la plus grande alliance mondiale pour la santé et le bien-être des femmes, des enfants et des adolescents, le PMNCH.

Dans un communiqué en date du mercredi 27 avril 2022, l’alliance rapporte un extrait de la tribune le ‘British Medical Journal’ (BMJ), publiée en marge de la Semaine mondiale de la vaccination (24-30 avril 2022) pour appuyer son appel. Selon ladite tribune, « les femmes, les enfants et les adolescents, ainsi que les professionnels de la santé et des organisations humanitaires qui leur offrent des soins et de l'aide, sont confrontés à des défis croissants et à des risques mettant leur vie en danger en ces temps d'escalade des conflits et de crises humanitaires dans le monde entier ».

La guerre en Ukraine, mais pas que

PMNCH relève qu’alors que les récentes hostilités dévastatrices en Ukraine ont capté toute l'attention du monde, il y a de nombreux autres conflits de longue date et en pleine expansion qui méritent également l'attention et une mobilisation politique à l'échelle mondiale. En 2020, par exemple, un nombre record de 56 conflits actifs a été recensé dans le monde.

PMNCH rappelle que dans la région du Sahel, les pays comme le Nigéria, le Burkina Faso, le Mali et le Niger font l'objet d'attaques violentes de la part d'insurgés extrémistes et de groupes armés non identifiés. Ce qui occasionne des conséquences humanitaires inquiétantes.

Accès inéquitable aux vaccins malgré la disponibilité

Selon le communiqué de l’alliance, « dans les situations de conflit et dans les contextes humanitaires difficiles, même les droits les plus élémentaires en matière de santé - de l'accès à des soins obstétricaux sécurisés à la vaccination régulière des enfants - peuvent être refusés aux femmes, aux enfants et aux adolescents vulnérables qui en ont besoin ».

Alors, PMNCH fait remarquer que le thème de la Semaine mondiale de la vaccination 2022, ‘’Une longue vie pour tous - pour une longue vie bien vécue’’, rappelle à juste titre que, quand bien même la mise à disposition de vaccins qui préservent la vie contre les maladies infantiles dangereuses demeure une ambition à l'échelle mondiale, elle n'est pas encore accessible à tous, surtout pour ceux qui vivent dans des zones en proie à des conflits.

Elle indique que lorsqu'un conflit armé se produit dans un rayon de 10 km du lieu de résidence d'un enfant, les chances pour que celui-ci soit vacciné sont réduites de 47,2 %.

Le communiqué renseigne que sur les 8,4 millions de personnes vivant dans les États du Nord-est du Nigeria : Borno, Adamawa et Yobe qui, selon les prévisions, auront besoin d'une aide humanitaire en 2022, plus de 30 % des ménages font part de leurs difficultés à accéder aux services de santé de base. Le Nord-Est du Nigeria présente également des taux de vaccination plus bas que dans les autres régions du pays : 42 % des enfants du Nord-Est n'ont jamais été vaccinés, alors que ce taux n'est que de 8 % dans le Sud-Est (Enquête nationale sur la couverture vaccinale, 2016/2017).

Les agents de santé exposés

Les professionnels de la santé et les agents humanitaires risquent également leur propre sécurité et leur vie en cherchant à maintenir la continuité de la couverture des services, des soins et des aides aux femmes, aux enfants et aux adolescents vulnérables dans les zones de conflits. Ils peuvent être victimes du conflit, soit en tant que victimes accidentelles d'attaques, soit en tant que cibles délibérées des forces rebelles.

La violence contre les agents humanitaires a fait 484 victimes individuelles en 2020, dont 117 sont décédées, faisant de 2020 la pire année enregistrée pour la deuxième année consécutive. En clair, il faut agir en urgence pour protéger les enfants, les adolescents, les femmes, les agents de santé et les agents humanitaires dans les zones de conflits.