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Bénin : accusé par son ex-femme, un homme libéré au bénéfice du doute après 8 ans en prison

Bénin : accusé par son ex-femme, un homme libéré au bénéfice du doute après 8 ans en prison

Le Tribunal de Cotonou a relaxé au bénéfice du doute, lundi 11 juillet 2022, un homme accusé de complicité de pratique de charlatanisme après 8 ans de détention provioire. 

Le Tribunal de Cotonou a relaxé au bénéfice du doute, lundi 11 juillet 2022, un homme accusé de complicité de pratique de charlatanisme après 8 ans de détention provioire. 

tribunal-Cotonou

Tribunal de Cotonou

Voilà affaire ! Un homme gardé en détention provisoire durant 8 ans et relaxé au bénéfice du doute. Ce lundi 11 juillet 2022, le Tribunal de Cotonou a prononcé, la remise en liberté d'un homme accusé de complicité de pratique de charlatanisme et gardé en prison depuis le 17 novembre 2013. Après 8 ans de vie carcérale, l'accusé âgé de 44 ans et photographe de profession a recouvré sa liberté.

À l'ouverture de son procès ce lundi au Tribunal de Cotonou, le président de céans, Glagladji Rogatien a invité l'accusé et ses deux coacusés à la barre. Constat, les deux coacusés ont joué à la politique de la chaise vide. Ils sont absents. Le ministère public a demandé au Tribunal de statuer par défaut à l’égard des deux accusés absents. Demande approuvée,s'en sont suivies les formalités d'usage et lecture des charges retenues contre le seul accusé présent au procès ce lundi . Ces faits sont complicité de pratique de charlatanisme et complicité de vol d'enfant de moins de deux ans. L'accusé a rejeté toutes les accusations portées contre sa personne. Il dénonce un coup monté par son ex-compagne pour l'envoyer en prison.

Selon ses déclarations à la barre ce lundi, il s'agit d'un grotesque montage de son ex-compagne pour lui créer des ennuis.  Selon le récit des faits présenté par Bienvenu Attecheffon , le répresentant du Ministère Public, le  17 novembre 2012, le photographe père de 4 enfants a été accusé par la victime, une femme avec laquelle il entretenait un lien, d'appartenir à un groupe de criminel et d'avoir participé à l'enlèvement d'un enfant de 18 mois à Godomey dans la commune Abomey-Calavi. Le photographe est aussi accusé par son ex-compagne de l'avoir conduite à Lokossa chez un guérisseur traditionnel et de lui avoir administré une potion qui aurait détérioré sa santé et d’avoir ordonné au guérisseur traditionnel de lui faire des scarifications.

Face à toutes ces accusations portées contre sa personne, le mis en cause s'est inscrit en faux. Les procès-verbaux des interrogatoires du mis en cause, de ses coaccusés et de la victime ont été lus à l’assistance.  Le ministère public est invité par le président de céans pour ses réquisitions dans ce dossier. Prenant la parole,Bienvenu Attecheffon  a rappelé que les faits qui sont reprochés au mis en cause sont punis par l'article 264 bis de la loi 87-01 du code pénal.Il a indiqué cependant qu’aucun certificat médical ne se retrouve dans le dossier de la victime attestant de ce que les scarifications ont vraiment eu lieu sur sa peau. Si ces scarifications existent comment attester des nuisances que la victime soutient qu’elles ont créé sur sa santé ? s’est-il interrogé.

« Il existe un doute dans les accusations et je demande au Tribunal d’acquitter les accusés au bénéfice du doute » a exhorté Bienvenu Attecheffon, le représentant du Ministère Public.

Maitre Max d’Ameilda, l’avocat de la défense, dans sa plaidorie a fait remarquer que le dossier est vide et manque d’élément matériel.Il a donc demandé au Tribunal d’acquitter l’accusé pour absence d’élémént matériel. Après sa plaidoirie, l’accusé est appelé à dire ses derniers mots. « J’ai été victime d’un montage et je demande à la justice de faire son travail » a-t-il déclaré avant de fondre en larmes. Une suspension intervient.

A la reprise, le président de Céans a livré le verdict du tribunal. « Le tribunal constate l’existence de doute » a déclaré Glagladji Rogatien. Pour cela, l’accusé et un des coaccusés sont relaxés au bénéfice du doute. Quant au troisième accusé, il est  relaxé purement  et simplement.