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Mari tué par sa femme à Abomey-Calavi : Claudine Prudencio condamne et apaise

Mari tué par sa femme à Abomey-Calavi : Claudine Prudencio condamne et apaise

La présidente de l’Institut national de la femme (INF), Claudine Pludencio a réagi mardi 12 juillet 2022 à l’assassinat d’un homme par sa femme à Abomey-Calavi. Elle a condamné « un acte de violence meurtrière, venant d'une femme ».

La présidente de l’Institut national de la femme (INF), Claudine Pludencio a réagi mardi 12 juillet 2022 à l’assassinat d’un homme par sa femme à Abomey-Calavi. Elle a condamné « un acte de violence meurtrière, venant d'une femme ».

bClaudine Pludencio

L’Institut national de la femme n’est pas resté insensible à la mort d’un homme tué par sa femme. La présidente Claudine Pludencio a réagi à ce fait de société qui suscite des réactions sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. Selon les informations, une femme a assassiné son mari en lui assenant des coups de hache au niveau du cou. La victime a succombé aux blessures.

Des rumeurs avaient annoncé le drame à Cotonou, mais après vérification, les faits se sont déroulés à Togba dans la commune d’Abomey-Calavi. La mise en cause, apprend l’envoyé spécial de Banouto au tribunal d’Abomey-Calavi, a été présentée ce mardi 12 juillet 2022 au procureur de la République.

Message de Claudine Prudencio

Béninoises et Béninois

Mes chers frères et sœurs des villes et des campagnes

C'est avec une grande consternation, que j'ai reçu, par le soin de mes services, la confirmation, de ce que j’aurais souhaité être une rumeur de mauvais goût, la mort d'un jeune et brave compatriote, des suites d'une violence physique qu'il a subie de la part de son épouse. Un fait ignoble qui s'est malheureusement avéré, et qui met en émoi tout un peuple, et en ébullition la toile.

Chers compatriotes,

Je partage votre indignation, voire votre colère, face à cet acte d'une cruauté rare, qui s'est soldé par une grande perte humaine, que rien ne peut combler. Un acte de violence meurtrière, venant d'une femme, la femme pourtant réputée porteuse de vie, mère de l'humanité, la femme reconnue pour sa douceur et son calme, face aux situations même les plus éprouvantes. Je souscris entièrement à la désapprobation populaire de cet acte d’une violence inouïe.

En de pareilles circonstances, il est de mon devoir, d'abord en tant que femme et mère, et ensuite en ma qualité de Présidente de l'institut National de la Femme (INF), d'attirer notre attention sur deux choses importantes :

La première est relative à des clarifications sur l'instrument juridique le plus important, que l'INF utilise pour assurer sa mission de protection et de promotion de la femme. Il s'agit de la loi 2021- 11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe des personnes et de protection de la femme en République du Bénin. Cette loi réprime aussi bien les violences faites aux femmes et aux filles que celles que peuvent subir des hommes, d'où l'usage de l'expression "infractions commises à raison du sexe des personnes", même s'il est de notoriété publique, que les statistiques depuis des décennies, établissent clairement que les femmes sont plus victimes de cette catégorie d'infractions que les hommes.

-La seconde porte sur le rappel de la nécessité pour tout un chacun nous, en dépit de la douleur profonde que nous ressentons face à ce drame, de ne pas renoncer à notre engagement en faveur de la protection de la femme. Bien au contraire, nous devrions saisir cette malheureuse occasion, pour mener collectivement des réflexions sans concession, sur les causes des violences dans les couples et les leviers sur lesquels nous pouvons agir, pour impulser la promotion de l'harmonie dans les foyers, de la paix et de la tranquillité conjugales, gage d'une protection durable des femmes et des hommes, et de la sécurité des vies amoureuses.

Aux familles parentes, alliées et amies du défunt, je présente mes condoléances les plus attristées et celles de l’INF. J'exprime ma proximité des plus compatissantes à toutes les personnes directement touchées par ce drame.

Au peuple béninois tout entier, je réitère l'engagement de l'INF à accomplir sa mission de protection et de promotion de la femme sans compromettre la protection des hommes et dans le respect du caractère sacré de la vie humaine, sans distinction de sexes.

À la justice béninoise, dont la crédibilité et l'impartialité font notre fière collective, je forme le vœu, qu'elle effectue son travail avec tout le professionnalisme reconnu à ses acteurs, et que l'œuvre de justice dans cette affaire, contribue dans la vérité, à apaiser les cœurs et prévenir la survenance de telle situation dramatique.

Mme Claudine Afiavi PRUDENCIO,

Présidente de l'Institut National de la Femme