Archives

Tribunal d'Abomey-Calavi : un cultivateur condamné à 10 ans de prison pour trafic d'ossements humains

Tribunal d'Abomey-Calavi : un cultivateur condamné à 10 ans de prison pour trafic d'ossements humains

Inculpé pour trafic d'ossements humains, un cultivateur a été condamné à 10 ans de prison dont 5 ferme, vendredi 09 décembre 2022 par le  tribunal d'Abomey-Calavi.

Inculpé pour trafic d'ossements humains, un cultivateur a été condamné à 10 ans de prison dont 5 ferme, vendredi 09 décembre 2022 par le  tribunal d'Abomey-Calavi.

b

Le tribunal d'Abomey-Calavi a enseigné à un cultivateur le respect des morts. L'homme a été reconnu coupable de trafic d'ossements humains et a été condamné vendredi 09 décembre 2022 à 10 ans de prison dont 5 ferme. À la barre ce vendredi, l'accusé n'a pas reconnu les faits à lui reprochés.

Selon ces faits présentés par le président du tribunal, le cultivateur a été recruté avec d'autres personnes dans le cimetière PK 14 de Godomey pour le désherbage. Au cours de l'exercice de ses fonctions et plus précisément le 24 octobre 2019, le cultivateur a prélevé des ossements humains qu'il a soigneusement enfouis dans son sac.

Les responsables du cimetière ont fait le constat lorsqu'ils ont voulu aménager le local servant de chambre à coucher pour les ouvriers afin d'y entreposer des carreaux. Interpelé et conduit avec les ossements humains au commissariat, le cultivateur a reconnu selon le juge, avoir rangé ces ossements humains dans son sac pour les vendre à un féticheur à Ouèdo.  Il avait déjà accompagné ses amis pour vendre des ossements humains à ce féticheur selon ses déclarations à la barre.

 Devant le juge, le mis en cause a rejeté les accusations portées contre lui avec quelques variations. Le représentant du ministère public lui a fait lecture de ses déclarations au commissariat et devant le juge lors de l'instruction de son dossier. De cette lecture, il ressort que le mis en cause avait reconnu les faits.

Le représentant du ministère public a démontré au tribunal la constitution des infractions retenues contre le cultivateur. Il a demandé au tribunal de le condamner à 5 ans de prison ferme. Le juge dans son libéré a plutôt condamné le cultivateur à 10 ans de prison dont 5 ans de prison ferme.

En détention provisoire depuis le 29 octobre 2019, le cultivateur retourne en prison pour purger le reste de sa peine.