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Meurtre sur un voleur présumé à Abomey-Calavi : un mécanicien condamné à 5 ans de prison

Meurtre sur un voleur présumé à Abomey-Calavi : un mécanicien condamné à 5 ans de prison

Le tribunal d'Abomey -Calavi a condamné, vendredi 16 décembre 2022, un mécanicien à 5 ans de prison ferme pour complicité de meurtre sur un présumé voleur.

Le tribunal d'Abomey -Calavi a condamné, vendredi 16 décembre 2022, un mécanicien à 5 ans de prison ferme pour complicité de meurtre sur un présumé voleur.

Un mécanicien condamné par le tribunal d'Abomey -Calavi. Son procès a eu lieu, vendredi 16 décembre 2022 au terme duquel il a été reconnu coupable de complicité de meurtre et a écopé de 5 ans de prison ferme.

Selon le récit des faits présentés par le juge en charge de son dossier, le mis en cause soupçonnant la victime d'être le principal auteur des nombreux cas de vol dans son atelier a procédé à son arrestation. Il lui a posé des questions sur les cas de vols qu'il aurait opéré dans son atelier. Non satisfait des réponses données par la victime, il lui a porté des coups avec d'autres personnes.

Les coups ont été portés avec des  bâtons dans le ventre de la victime. Elle s'écroula. Transportée à l'hôpital de zone d'Abomey -Calavi, elle a malheureusement rendu l'âme.

À la barre ce vendredi, l'accusé n'a pas reconnu les faits. Il a déclaré avoir effectivement appréhendé le présumé voleur dans une brousse dans les encablures de son atelier, mais ne lui a pas porté des coups.

Il ajoute que les populations venues à son  secours pour appréhender avec lui le présumé voleur lui ont porté des coups malgré qu'il a essayé de les en empêcher. Mais le procès verbal d'enquête d'un témoin affirme le contraire.

Selon le contenu de ce procès verbal, l'accusé a aussi avec la population porté des coups au présumé voleur. Pour le représentant du ministère public, l'accusé a choisi la délégation pour cacher la vérité. Sinon, il a selon le ministère public reconnu avoir porté des coups au présumé voleur lors de l'enquête préliminaire au fond du dossier.

Il a demandé au tribunal de déclarer l'accusé coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort et de le condamner à 7 ans de prison ferme. Le conseil de l'accusé a décrié l'absence de preuves dans le dossier.

Pour lui, l'enquête préliminaire et l'enquête au niveau du juge d'instruction sont «bâclées». Il note l'absence de confrontation entre l'accusé et les témoins au niveau du juge d'instruction. Pour le conseil de la défense,  on ne saurait asseoir une condamnation sur des déclarations d'une seule personne. Il a déclaré au tribunal que ce dossier " est mal ficelé où le doute plane du début jusqu'à la fin".

Le conseil de la défense demande au tribunal d'acquitter l'accusé au bénéfice du doute ou de requalifier les faits. Il demande une requalification des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort en blessures volontaires. Le juge dans son délibéré n'a suivi ni les réquisitions du ministère public ni la plaidoirie du conseil de la défense. Il a requalifié les faits de coups et blessures volontaires en complicité de coups mortels.

Verdict, l'accusé est condamné à 5 ans de prison ferme. En détention provisoire depuis le 12 août 2019, il retourne en prison pour purger le reste de sa peine.