Avec 13%, l'avortement est la 3ème cause derrière de mortalité maternelle au Bénin, derrière l’hémorragie ( 29, 60%), l’éclampsie (22, 2%). Chaque année, 1 500 femmes meurent au Bénin en voulant donner la vie, 200 femmes meurent d’avortement. Ces chiffres ont été donnés par Laurence Monteiro, Sage-femme béninoise qui rapporte les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Face à ce tableau sombre, le REMAPSEN entend prendre ses responsabilités. A la faveur d’un atelier organisé samedi 13 mars 2021 à Abomey-calavi, il a sensibilisé les journalistes, spécialistes des questions de santé et web activistes sur l'ampleur de l’avortement clandestin.
La séance a eu pour thème : « Avortement clandestins : brisons le silence pour sauver des vies ». Elle a été organisée en partenariat avec l’IPAS. A travers l’initiative, le REMAPSEN et l’IPAS veulent créer une interaction avec les autres organisations de la société civile et les pouvoirs publics, afin de permettre aux participants d’appréhender les questions de droits en matière de santé sexuelle et reproductive (DSSR) et les enjeux de l’avortement sécurisé au Bénin.
Les participants à l’atelier ont été outillés pour d’une part, améliorer leur connaissance des DSSR, y compris les droits liés à l’accès aux soins d’avortement sécurisé (SAS) et à leur disponibilité dans les prochaines années. D’autre part, améliorer les attitudes concernant les droits des femmes et des filles à l’accès à la planification familiale et à des services d’avortement sans risque et promouvoir un environnement favorable aux DSSR au Bénin. Enfin, communiquer sur l’Etat des lieux, du cadre législatif et règlement relatif à l’avortement sécurisé.
La vie des jeunes filles en danger
« Quand on parle d’avortement clandestin pire avortement sécurisé les yeux s’écarquillent, il y a de la réticence et il y a de la résistance », a fait constater Claire Stéphane Sacramento, coordonnatrice nationale de REMAPSEN. La réalité, a-t-elle fait remarquer, c’est le nombre de jeunes filles qui avortent de façon clandestine chaque année par peur pour leurs parents ou pour la société mais aussi le nombre de vies qui se perdent dans ces opérations. Le but de l'atelier, a rappelé Claire Stéphane Sacramento, « c’est de travailler la communication liée à ces questions sensibles ».
Représentante de IPAS, Merveille Ayihoun appelle les journalistes à une participation active. Elle les a appelé également à montrer leur engagement à l’avortement clandestin, un sujet très important pour son organisation.
« Je dormirai moins bête »
Les participants à la formation
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