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Santé sexuelle et reproductive au Bénin: un cadre approprié pour l’avortement sécurisé en étude

Santé sexuelle et reproductive au Bénin: un cadre approprié pour l’avortement sécurisé en étude

Le ministère de la santé travaille à mettre en place un cadre approprié pour la sécurisation de l’avortement après l’adoption de la loi sur l’interruption volontaire de la grossesse. Un atelier qui réunit les acteurs intervenants dans le domaine du 9 au 11 novembre 2021.

Le ministère de la santé travaille à mettre en place un cadre approprié pour la sécurisation de l’avortement après l’adoption de la loi sur l’interruption volontaire de la grossesse. Un atelier qui réunit les acteurs intervenants dans le domaine du 9 au 11 novembre 2021.

bLes participants à l'atelier d'évaluation

Le gouvernement béninois veut prendre les précautions pour sécuriser l’avortement. Le ministère de la santé a organisé du mardi 9 au jeudi 11 novembre 2021 un atelier d’évaluation de la durabilité de l’écosystème de l’avortement au Bénin. L’objectif, au terme de la rencontre sera de mettre en place un cadre approprié pour l’avortement sécurisé au Bénin. Pour y parvenir, il sera mis en place un cadre d’échange composé des parties prenantes de dialogue sur l’écosystème de l’avortement au Bénin.

Cet atelier soutenu par l’organisation internationale IPAS francophone, permettra d’évaluer conjointement la durabilité de l’écosystème d’avortement identifier les opportunités et les lacunes. Les travaux visent également à élaborer un plan d’action de durabilité concerté conjuguant les efforts de toutes les parties prenantes pour l’amélioration de l’écosystème de l’avortement. Selon Gaston Ahounou, chef service planification familiale santé des adolescents jeunes au Bénin, les échanges vont aboutir à la mise en place d'une feuille de route et un cadre de suivi. Et cela, avec les indicateurs de la mise en œuvre du plan d’amélioration de l’écosystème d’avortement.

 

Avortement, problème de santé publique et de droits humains

La question de l’avortement sécurisé est perçue sous plusieurs angles, selon le représentant de IPAS Francophone Afrique. Pour Achille Ange Irié, certains considèrent l’avortement comme un « problème de santé publique », et d’autres comme un problème de « droits humains, d’égalité ou d’équité du genre ou même encore d’éthique ». L’un ou l’autre, le représentant déplore la vie de la femme qui est mise en danger. Selon lui, les femmes meurent parce que des efforts restent à faire par rapport aux normes sociales et le soutien de la communauté ainsi que sur le plan des politiques et des lois propices.

« Les efforts restent également à faire sur la réactivité du personnel de santé à dispenser les services et la disponibilité de l’information sanitaire pour aider à la prise de décision », a-t-il indiqué. Il a salué la proactivité du ministère de la santé qui a initié l’exercice sur l’évaluation de l’écosystème de l’avortement. « Cette rencontre axée sur la femme va donner l’occasion aux acteurs de se parle et de discuter sur les risques d’avortement », apprend Achille Ange Irié. Il a ajouté que l’évaluation permettra de dresser « la situation actuelle sur la question de l’avortement sécurisé et de ressortir avec un plan d’action qui va guider les activités futures de l’Etat béninois ».

Après les échanges de la première journée de l’atelier, les participants se sont accordés sur la mise en œuvre d’un cadre approprié pour sécuriser l’avortement au Bénin. Il sera question de porter assistance aux femmes désireuses d’interrompre leur grossesse sans risquer de perdre leur vie.

Ipas Francophone Afrique, avec l’appui de ces projets financés par Rutgers, la fondation Hewlett et le centre ODAS se sont positionnés comme partenaires techniques et financiers au cours de ce processus. L’organisation rassure le ministère de la sante et l’ensemble des acteurs de son appui continu à œuvrer autour des questions des droits en santé Sexuelle et reproductive incluant l’avortement sécurisé.