Illustration d'un médecin africain
Quatre résolutions ont été prises par les professionnels de santé en formation clinique pour leurs activités de stages en milieu hospitalier. Les 4 décisions concernent les étudiants en médecine qui n'ont pas encore le doctorat (les externes), les médecins généralistes en spécialisation (les internes), et les médecins en instance du diplôme de spécialité (les DES).
Après une rencontre décisive avec le président de la République, Patrice Talon, lundi 16 mars 2026 au Palais de la Marina, le collectif de personnel de santé en formation clinique à mis fin à son mouvement d’humeur et pris quatre résolutions.
Ces dispositions sont à mettre en exécution sur leurs stages hospitaliers afin de « prémunir chaque praticien en formation contre toute insécurité » en attendant un statut formel du personnel médical en formation clinique (Externes, Internes, DES).
C’est ce qu'indique le communiqué de reprise des activités de stages hospitaliers rendu public mardi 17 mars 2026 par le collectif des étudiants et médecins en formations médicales spécialisées au Bénin.
La première résolution prise est relative à la « subordination expresse ». Désormais, aucune décision médicale prise par un médecin inscrit en Diplôme d’études spécialisées (DES), qu’il soit à ses débuts ou expérimenté, ne devra intervenir « sans l'aval exprès et préalable » d’un médecin sénior.
La deuxième résolution prise porte sur la présence au bloc. Sur ce point, le collectif a décidé qu’aucun bloc opératoire ne pourra être conduit par un médecin en spécialisation en l’absence d’un médecin sénior. « La direction et l'exécution d'actes opératoires par un Interne ou un DES sont formellement prohibées sans la supervision physique et continue d'un senior », indique le communiqué conjoint.
La traçabilité médico-légale des prescriptions est le troisième point objet de résolution chez les professionnels de santé en formation.
Les médecins en formation ont convenu à cet effet que toute ordonnance signée par un DES devra désormais porter la mention « p.o. [Nom du senior d'astreinte] » et la signature de ce dernier, afin de préciser l’autorité médicale de référence.
La quatrième et dernière décision porte sur l’imputabilité des actes cliniques.
« Les observations de visites et les comptes rendus opératoires ne devront acter que les noms des praticiens seniors ayant matériellement supervisé l'acte », décide le collectif.
Il précise que ces directives « seront par ailleurs notifiées à l'ensemble de la chaîne administrative et sanitaire », tout en invitant l'ensemble du personnel médical en formation à les observer scrupuleusement.
Le mouvement d’humeur des étudiants en médecine et des médecins inscrits en Diplôme d’études spécialisées (DES) fait suite à la condamnation de trois professionnels de santé, dont deux en spécialisation.
Le 11 mars 2026, ils ont été condamnés à 24 mois de prison, dont 12 mois fermes et 12 mois assortis de sursis pour homicide involontaire.
Ils sont également astreints à payer solidairement, à titre de dommages et intérêts, la somme de cinq (5) millions de FCFA au plaignant et à la succession de la femme défunte, ainsi qu’une amende de 200 000 FCFA chacun.
Les mis en cause ont été interpellés après le décès d’une jeune femme suite à une césarienne et une hémorragie tardivement prise en charge au CHUD Ouémé, selon les dénonciations du veuf.
0 commentaire
0 commentaire