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«Ma mort plus belle que la tienne» : Yves Dakoudi raconte le business des défunts dans un livre

«Ma mort plus belle que la tienne» : Yves Dakoudi raconte le business des défunts dans un livre

L’activiste Yves Dakoudi a lancé mercredi 25 août 2021 à Cotonou son ouvrage « Ma mort plus belle que la tienne ». Ce livre qui renseigne sur le business réalisé sur le dos des morts au Bénin.

L’activiste Yves Dakoudi a lancé mercredi 25 août 2021 à Cotonou son ouvrage « Ma mort plus belle que la tienne ». Ce livre qui renseigne sur le business réalisé sur le dos des morts au Bénin.

bLivre: "Ma mort plus belle que la tienne"

Deuxième accouchement littéraire de Yves Dakoudi après 4 années de gestation. Le nouveau-né porte le nom de « Ma mort plus belle que la tienne ». Le lancement de cette œuvre littéraire a eu lieu mercredi 25 août 2021 à Cotonou. De 189 pages, le livre aborde le marché qui s’amine autour d’une dépouille. Et cela, du décès de la personne jusqu’à l’enterrement.

Thanguy Agoï a présenté la couverture du livre dans la forme comme dans le fond. La couleur pale de la couverture signifie, selon le présentateur la couleur d’un « corps sans vie ». Et le fond de la couverture laisse une impression « insaisissable » comme la mort l’est.

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En ce qui concerne le titre « Ma mort plus belle que la tienne », le présentateur pense qu’« il est très provocateur et une sorte de défiance, mais très esthétique ». Pour lui, Yves Dakoudi a restitué la sacralité  dont on entoure  la mort à une banalité. « ‘’Ma mort’’ et ‘’la tienne’’ laissent entrevoir une sorte de comparaison », a fait remarquer Thanguy Agoï.  

Destin sadique et le business

Lors de la présentation du livre, le journaliste a indiqué que Yves Dakoudi a réservé un destin sadique au personnage de son livre. « L’auteur a été violent, méchant et sadique dans sa manière de décrire dans le livre et contre Boki qui, après le décès de son père, a décidé de s’offrir de belles funérailles », a-t-il indiqué. Mais Boki s’est ruiné parce qu’il a fait des cérémonies du « m’as-tu vu ». Avant d’arriver aux funérailles, l’auteur raconte dans son ouvrage ce que vivent les dépouilles dans les morgues.

« Il se passe des choses dans les morgues et sur les corps de vos proches. Sexe et des parties sensibles sont dépiécés », a fait constater le livre selon le présentateur. Ces organes, apprend le journaliste qui ne fait que souligner des parties du livre, génèrent beaucoup d’argent. Et ce n’est pas tout. L’auteur a insisté sur le business qui est fait sur les cadavres. « Il paraît que l’eau qui sort des corps sans vie, sous l’effet de la chaleur, attire de la clientèle », a relevé Thanguy Agoï dans l’ouvrage « Ma mort plus belle que la tienne ».

Il a invité les lecteurs à se procurer le livre pour découvrir le reste de toutes les choses qui s’y cachent. Mais le présentateur conseille aux « très courageux de la nuit » de faire la lecture en pleine journée. Le livre, selon le présentateur, invite désormais à faire attention aux corps des proches envoyés dans les morgues. Surtout, à vérifier si des parties essentielles de nos êtres chers ne sont pas dépiécées.

« Ma mort plus belle que la tienne »

Selon Yves Dakoudi, le titre de livre « Ma mort plus belle que la tienne » est inspiré d’une dispute.  Alors que la rédaction du livre est en cours, l’auteur dit avoir fait un tour en ville quand il tombe sur deux jeunes qui se disputaient violement. Après quelques échanges de mots déplacés, l’un a décidé d’abandonner la dispute. D’après l’auteur qui a suivi la scène, il a tourné donc dos à son vis-à-vis. « Mais ce dernier continuait à lui proférer des injures quand il a conclu sa dispute par : "Koutché na gnon hou towé (Fon)" qui signifie "Ma mort sera plus belle que la tienne" ».