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Musique traditionnelle au Bénin : l’artiste Zomadokokpon fait ses excuses publiques à Anice Pépé, à genoux

Musique traditionnelle au Bénin : l’artiste Zomadokokpon fait ses excuses publiques à Anice Pépé, à genoux

En froid depuis quelques temps, les artistes de musique traditionnelle, Zomadokokpon et Anice Pépé se sont réconciliés après que le premier ait demandé publiquement pardon au second, à genoux.  

En froid depuis quelques temps, les artistes de musique traditionnelle, Zomadokokpon et Anice Pépé se sont réconciliés après que le premier ait demandé publiquement pardon au second, à genoux.  

zomadokokpon-anice-pepe-reconciliationL'artiste Zomadokokpon, à genoux demandant pardon à son aîné Anice Pépé

Réconciliation entre les artistes de la musique traditionnelle Zomadokokpo et Anice Pépé, deux artistes de Adjohoun, une commune du département de l’Ouémé. C’est au cours d’un devant des fils et fils de cette commune et d’autres invités venus d’ailleurs. « Je suis son jeune frère. En plus il (Anice Pépé) a commencé par chanter avant moi.

A mes débuts, il ne m’a pas lâché, moi non plus. Alors, devant tout le monde, devant les populations de l’Ouémé et devant Dieu, je m’agenouille pour dire à Houessou Anicet de me pardonner pour tout ce que j’ai pu lui faire de mal », a indiqué Zomadokokpo sans s’étendre sur leur différend.

Et une fois à genoux il dit : « Houessou Anicet (nom de Anice Pépé à l’état civil), moi Zomadokokpon je te demande de me pardonner mes péchés. C’est à cause d’un peu d’égoïsme que depuis que ces histoires ont commencé (les brouilles entre eux), je ne me suis pas porté vers toi pour savoir ce que j’ai pu faire pour t’offenser et demander que tu veuilles bien me pardonner.

Maintenant, devant caméras et télévisions, moi Zomadokokpon, je te demande pardon ».  Il va poursuivre et faire observer que, le plus important, ce n’est pas cette demande de pardon mais, les actes qu’il va poser après. Il finit ses propos par « Anice Pépé fait de moi ce que tu veux ».

Prenant la parole, Anice Pépé a fait remarquer que Zomadokopko a servi sous lui à Adjohoun et à Cotonou en tant que musicien. Donc c’est un petit frère à qui, il a tenu la main et qui a commencé par chanter. Il relève ensuite que Dieu pardonne toujours les hommes quoi qu’ils aient commis comme péché. Alors, les hommes doivent aussi se pardonner entre eux.

Tapotant le dos de Zomadokopkon toujours genoux, il l’appelle, à plusieurs reprises par son prénom avant de dire: « Gaston, c’est Dieu qui a voulu que ça se passe ainsi. A partir de maintenant, je te pardonne tes péchés commis par imprudence et inconscience ». Cela est suivi d’acclamations du public. Anicet Houessou reprend la parole pour dire qu’à partir du moment où il a accordé son pardon à son frère, que l’univers accorde à Zamadokopkon ses éventuels biens qui auraient eus à cause de leur différend.

Une chanson a été ensuite entonnée par le père de Zomadokokpon pour magnifier l’acte que viennent de poser les deux artistes avant que les deux protagonistes de se prennent dans les bras pour sceller la réconciliation.