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Keith Sonon Guinness Record : Yannick Boka tire 05 leçons de la mobilisation réseaux sociaux autour de la cheffe béninoise

Keith Sonon Guinness Record : Yannick Boka tire 05 leçons de la mobilisation réseaux sociaux autour de la cheffe béninoise

Depuis la journée du vendredi 21 novembre, on note sur les réseaux sociaux une forte mobilisation des Béninois autour de Keith Sonon, la cheffe béninoise qui vise le record du plus long marathon de cuisine au monde. La dynamique a franchi les frontières, jusqu’à inspirer une analyse de Yannick Boka, célèbre spécialiste en social media marketing.

Depuis la journée du vendredi 21 novembre, on note sur les réseaux sociaux une forte mobilisation des Béninois autour de Keith Sonon, la cheffe béninoise qui vise le record du plus long marathon de cuisine au monde. La dynamique a franchi les frontières, jusqu’à inspirer une analyse de Yannick Boka, célèbre spécialiste en social media marketing.

Affiche officielle de la participation de la cheffe béninoise Keith Sonon au Guinness World records

Affiche officielle de la participation de la cheffe béninoise Keith Sonon au Guinness World records

Keith Sonon sous les projecteurs. L’élan de solidarité autour de la cheffe béninoise prend le dessus sur la polémique. À un peu plus d’une semaine de son défi du plus long marathon de cuisine au monde, Keith Sonon, alias l'Amazone en cheffe, bénéficie désormais d’un soutien massif. La vague de mobilisation s'est accentuée ces dernières 24 heures.

 

Élément déclencheur: une polémique critique sur sa communication réseaux sociaux. La polémique est partie d'une tiktokeuse qui a deploré le fait que la cheffe béninoise ne se serait pas rapprochée de leur communauté TikTok pour solliciter leur soutien. La critique émise comportait un volet lié à la légitimité de la cheffe à porter un tel défi culinaire au nom du Bénin.

 

Très rapidement, comme pour inverser ces critiques, une grande mobilisation est constatée sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, pour soutenir la cheffe béninoise.

 

En l'espace de 24 h, la vague de soutien est allée au-delà du Facebook béninois pour faire écho en Côte d'Ivoire où le célèbre spécialiste en marketing réseaux sociaux Yannick Boka, tire cinq leçons fondamentales.

 

Dans un post Facebook fait dans la nuit du 21 au 22 novembre 2025, Yannick Boka analyse la succession d’événements ayant transformé une controverse en mobilisation de soutien. Il indique que la communication autour du défi, censée renforcer l’engagement du public, a rapidement laissé place à une série de critiques «souvent infondées, parfois émotionnelles, toujours amplifiées par les dynamiques propres aux réseaux sociaux». Ce, «mettant en danger la perception publique».

 

La polémique n’a cependant pas produit les effets escomptés par ses initiateurs. Yannick Boka décrit un « retournement de situation » marqué par l’intervention progressive de nombreux internautes. Ceux-ci ont commencé à défendre la cheffe, à rappeler son parcours et à rétablir des éléments de contexte. Cette mobilisation a été nourrie par ce que l’auteur qualifie de perception d’injustice, renforçant la volonté d’une partie du public de se rallier à la figure de la candidate au record.

 

Selon cette lecture, quatre facteurs expliquent ce revirement. Yannick Boka cite en premier lieu la crédibilité qu’aurait acquise Keith Sonon au fil du temps. «La Cheffe avait un capital de confiance solide. La polémique n’a fait que rappeler aux gens ce qu’ils savaient déjà : elle est droite, compétente et investie», explique l’expert social media.

 

Il parle ensuite de l’effet “injustice perceived” qui dans ce cas se traduit par le fait que «plus les attaques paraissaient gratuites, plus la population ressentait une forme d’injustice… et plus elle se ralliait à elle».

 

Le phénomène du « réflexe national » est le troisième point cité par Yannick Boka. «Le projet touchait un symbole collectif. Dès que certains ont commencé à déformer la réalité, beaucoup se sont levés pour défendre ce qui représente le pays», argue-t-il.

 

Le créateur de contenus relève également que, «dans les moments de confusion, les gens cherchent un repère stable. La Cheffe est devenue ce repère».

 

La publication conclut que la controverse a finalement contribué à accroître la notoriété de Keith Sonon, à renforcer son rôle dans le projet et à élargir la mobilisation autour de son défi.

 

«Ce que la communication officielle aurait mis des semaines à construire, la polémique l’a déclenché en 48 heures», souligne-t-il comme paradoxe.

 

Pour Yannick Boka, l’élan observé ces dernières heures illustre un phénomène fréquent sur les réseaux sociaux : les mêmes dynamiques qui peuvent déclencher une polémique sont parfois celles qui permettent d’en inverser l’issue.

 

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