Les musiques africaines s’imposent sur les grandes scènes internationales. Mais comment faire en sorte que cette visibilité profite durablement aux artistes et aux industries du continent ? C’est la question au cœur des échanges organisés par le Salon des Industries Musicales d’Afrique francophone (SIMA), le 7 octobre 2026, à Paris.
À quelques semaines de son rendez-vous de Cotonou, le SIMA a réuni artistes, responsables de labels et professionnels du spectacle autour du thème « L’influence des musiques africaines : du succès local à la conquête des scènes mondiales ».
Intervenant à la rencontre, la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, a insisté sur la nécessité de bâtir un environnement favorable aux talents africains. Elle a notamment interrogé les conditions permettant de « créer ensemble un écosystème » où les artistes pourraient être découverts, formés, produits et rémunérés sans devoir nécessairement s’expatrier.
Cofondateur du SIMA, Pit Baccardi a, lui aussi, souligné l’enjeu de cette transformation. « La question n’est plus de savoir si les musiques africaines ont leur place sur les scènes mondiales. Elles y sont déjà », a-t-il affirmé. Pour lui, le défi consiste désormais à garantir la pérennité de cette présence, à donner aux artistes davantage de maîtrise sur leur carrière et à faire bénéficier les écosystèmes africains de la valeur créée.
Modéré par Mamby Diomandé, fondateur et commissaire général du SIMA, le panel a également réuni Pauline Duarte, directrice de Columbia Labels Group chez Sony Music Entertainment, Angelo Gopee, directeur général de Live Nation France et du MIDEM, le chanteur Singuila et Marc-André Niang, directeur de Warner Music Afrique francophone.
Cap sur Cotonou
Ces échanges préparent la troisième édition du SIMA, prévue les 12 et 13 novembre 2026 à Cotonou, autour du thème « Musique africaine : de la scène au pouvoir d’influence ». Résidences artistiques, sessions live, scène dédiée aux talents émergents et rencontres professionnelles sont annoncées.
Au-delà de la scène, le SIMA entend ainsi contribuer à structurer une industrie musicale africaine capable de rayonner à l’international tout en créant davantage de valeur sur le continent.
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