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Cherté de vie au Bénin : « Aucun impôt n’a connu une hausse » (Romuald Wadagni)

Cherté de vie au Bénin : « Aucun impôt n’a connu une hausse » (Romuald Wadagni)

Le ministre béninois de l’Economie a assuré, dimanche 3 avril 2022, que la flambée des prix des produits de première nécessité n’est pas liée à une hausse d’impôt.

Le ministre béninois de l’Economie a assuré, dimanche 3 avril 2022, que la flambée des prix des produits de première nécessité n’est pas liée à une hausse d’impôt.

romuald-wadagni-new-1.jpgRomuald Wadagni, ministre de l'économie et des finances

La cherté de la vie n’est pas inhérente à une quelconque hausse d'impôt selon le ministre de l’économie et des finances. Dimanche 3 avril 2022, Romuald Wadagni était invité de l’émission « Débat public » de la télévision nationale, ORTB. L'émission s'est déroulée autour du thème: ''Le Bénin face à la cherté de la vie''. A l'occasion, le ministre Wadagni a exposé les mesures sociales prises par le gouvernement pour maîtriser la flambée des prix des produits de grande consommation.

A la question de savoir si l'augmentation du prix de certains produits est la conséquence d’une hausse d’impôt, le ministre de l’économie et des finances a été catégorique. « Aucun impôt n’a connu une hausse en montant ». Au contraire, souligne le ministre, « le nombre d'impôts a été réduit ».

Selon Romuald Wadagni, « la position du gouvernement de Patrice Talon depuis 2016, est de dire, nous allons simplifier l’administration fiscale, nous allons limiter le nombre de prélèvements, élargir le nombre de contributeurs et ensuite baisser le montant des taxes ».

Des preuves tangibles

Depuis 2016, le gouvernement béninois a mené des actions dans la ligne de sa stratégie fiscale dont les preuves existent. Lors de son intervention, le ministre de l’économie et des finances est revenu sur quelques-unes de ces actions. « En 2016, nous avons 52 prélèvements, aujourd'hui nous avons à peu près 33 ou 34 prélèvements. Cela veut dire qu’en nombre, nous avons réduit le nombre de prélèvements qui existent au Bénin », renseigne le ministre.

Le ministre d’Etat fait également savoir que le gouvernement du président Talon n’a pas touché le taux de 18% de TVA. Cela, alors même qu’il a la possibilité de revoir cette taxe à la hausse à l’instar de certains où elle est de 19 voire 20%. Autre action, c’est la réduction substantielle de la taxe professionnelle synthétique (TPS). Le minimum à payer pour cette taxe était à 400 000f de 2014 à 2018.  « A partir de janvier 2021, nous avons baissé ce montant de 400 000f à 150 000f. (…) A partir du 1er janvier 2022, le minimum de TPS est passé à 10 000f », a expliqué le ministre.

A en croire Romuald Wadagni, l'action du gouvernement du président Patrice Talon en matière fiscale, depuis son installation en 2016, c'est d'amener progressivement dans le champ de la loi, « des personnes qui devraient payer» mais qui ne le faisaient pas.  

Romuald Wadagni renseigne que cette lutte du gouvernement porte déjà ses fruits. Il donne l’exemple de l’impôt sur les sociétés. « En 2016, nous avons à peu près 16 000 contribuables qui paient l’impôt sur les sociétés. En 2021, nous avons autour de 25 000 contribuables donc pratiquement 40% de plus. Le taux d’impôt sur les sociétés, 30%, ça n’a pas augmenté. On n’a pas plus d’impôt mais il y a plus de personnes qui contribuent », a fait remarquer le ministre. 

Aux dires du ministre des Finances, la situation de la vie chère est la conséquence de la pandémie du Covid-19 et de la guerre entre l'Ukraine et la Russie.