Du cajou transformé à la GDIZ prêt pour l'exportationLes fruits ont commencé à tenir la promesse des fleurs à la Zone industrielle de Glo-Djigbé. Après le textile il y a quelques jours, c'est le tour de la noix de cajou transformée au sein de la zone d’être exportée. La Société d’investissement et de promotion de l’industrie (SIPI-Bénin SA) a expédié, mercredi 19 juillet 2023, en direction d’un de ses clients basés à Dubaï, 32 tonnes de noix de cajou transformées à la GDIZ.
« Certes, il y a des usines de transformation de noix de cajou qui existaient au Bénin et qui exportaient déjà les noix de cajou transformées. Mais, c’est la première fois que nous allons pouvoir exporter les premiers conteneurs (deux) de noix de cajou transformées au sein de la zone en direction d’un de nos clients qui est basé à Dubaï », a relevé le directeur général de la SIPI-Bénin SA, Létondji Béhéton.
Le Dg SIPI-Bénin SA a rappelé que deux des cinq unités de productions de noix de cajou en cours d’installations sont fonctionnelles. A terme, chacune des cinq unités va transformer 20 mille tonnes de noix de cajou par an. Il a aussi souligné que tout de la noix de cajou est transformé, y compris les coques d’où sont extraits de l’huile. Les résidus sont transformés en charbon.
Selon Létondji Béhéton, cette transformation a un double avantage en matière d’impact environnemental. « Nous avons une réduction d’empreinte carbone, notamment, nous n’aurons plus de trajet que suivent les matières premières brutes du Bénin vers l’Asie et de l’Asie vers l’Europe et les Etats-Unis. Nous aurons un seul trajet notamment du Bénin en direction des marchés européens, américains et asiatiques », a-t-il expliqué. En plus de ça, « nous allons créer de la valeur », a-t-il ajouté.
Létondji Béhéton, DG de SIPI-Bénin SA, parle de l'exportation des premiers conteneurs du cajou transformé à la GDIZ
L’interdiction d’exportation de la noix de cajou brut et du soja brut en République du Bénin entre en vigueur le 1er avril 2024. A cette échéance, la capacité de transformation annuelle de la GDIZ pourrait atteindre 100 mille tonnes de noix de cajou.
Il renseigne que l’Afrique est responsable de 67% de production de noix de cajou brut annuellement et seulement 6% de cette production est transformée. Le Bénin produit environ 200 mille tonnes de noix de cajou brut avec une capacité de transformation installée d’à peu près 40 mille tonnes. Sur ces 40 mille tonnes, seulement 20 mille tonnes sont effectivement transformées.
La tendance s’inverse et le Bénin compte progressivement augmenter la capacité de transformation de la GDIZ à 200 mille tonnes par an. Ce qui va permettre d’augmenter la valeur que génère ces noix de cajou brut. « Aujourd’hui, nous sommes à environ 468 millions de dollars US pour nos noix de cajou brut. Avec la transformation, nous allons générer à peu près un milliard de dollars US », fait savoir Béhéton.
En dehors de cajou, la GDIZ transforme aussi les fibres de coton, le soja et le karité.

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