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Ciment au Bénin: flambée du prix après plusieurs semaines de pénurie

Ciment au Bénin: flambée du prix après plusieurs semaines de pénurie

Une flambée du prix du ciment est constaté dans plusieurs villes au Bénin et dans la commune d’Abomey-Calavi. Une pénurie constatée début juillet faisait déjà redouter un telle hasse.

Une flambée du prix du ciment est constaté dans plusieurs villes au Bénin et dans la commune d’Abomey-Calavi. Une pénurie constatée début juillet faisait déjà redouter un telle hasse.

Où trouver du ciment? C'est bien la question que se posent quincailleries, propriétaires et superviseurs de chantiers de construction, et ouvriers dans plusieurs villes du Bénin. Le début de la pénurie de ce principal materiau de construction remonte aux premières semaines du mois de juillet.

 

Selon des constats et témoignages parvenus à Banouto, de Cotonou à Parakou en passant par Abomey-Calavi et Bohicon, plusieurs quincailleries qui en disposent habituellement sont vides. La demande étant supérieure, la pénurie a occasionné une hausse vertigineuse du coût.

 

A Abomey-Calavi, dans certaines quincailleries, la tonne de ciment est cédée, à la date du mercredi 24 juillet 2024, à 90 000 Fcfa au moins, contre 81 000 à 82 000 Fcfa d'habitude. "Le ciment est rare. C'est cher et même si vous avez l'argent, en trouver est très compliqué", a confié à Banouto une tenancière de quincaillerie. 

 

La même situation s’observe dans les départements du Zou et des Collines où le prix de la tonne du ciment est passé de 78 000 Fcfa à 90 000 et 100 000 par endroit. Dans le même temps, la tonne du ciment est vendue à 92 000 Fcfa à Parakou, rapporte Bip radio.

 

Des usines en maintenance et en panne ?

 

La pénurie du ciment, ayant conduit à la hausse du coût d'achat flambée du prix s'explique par deux principaux facteurs, selon les voix officielles. « Cette situation est due au fait que certaines usines sont en maintenance périodique comme elles le font chaque année », a justifié, Rufus Saré, directeur départemental du commerce Borgou/Alibori au micro de Bip radio.

 

Les cimenteries, a-t-il ajouté, choisissent « habituellement cette période ou la demande est faible pour réviser leur machine et se préparer une nouvelle campagne de production ».

 

L’autre raison de la cherté du ciment évoquée par Rufus Saré est la diminution de la production de certaines usines. « Il y a certaines usines qui sont également en panne. Elles sont obligées de réduire leur production au tiers. C’est la raison pour laquelle l’offre est drastiquement inférieure à la demande », a ajouté le directeur.

 

Selon Le Matinal, la directrice des départements de l’industrie et du commerce du Zou et des Collines a tenu une réunion, lundi 22 juillet 2024, avec les grossistes et distributeurs de ciment installés sur son territoire de compétence. D’après le média, Rachidath Adégoké a persuadé ses vis-à-vis à ramener le prix du ciment au prix fixé par le gouvernement béninois.  

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