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Violence sur une parturiente en RDC : deux mois avec sursis pour le docteur Balanganayi

Violence sur une parturiente en RDC : deux mois avec sursis pour le docteur Balanganayi

En RDC, le médecin David Balanganayi, filmé en train de porter des coups à une patiente en salle d’accouchement lors d’une suture sans anesthésie, a été condamné à deux mois de prison avec sursis par le tribunal de grande instance de Kinkole.

En RDC, le médecin David Balanganayi, filmé en train de porter des coups à une patiente en salle d’accouchement lors d’une suture sans anesthésie, a été condamné à deux mois de prison avec sursis par le tribunal de grande instance de Kinkole.

Captures d'écran de la vidéo / Violence dans un hôpital en RDC

Captures d'écran de la vidéo / Violence dans un hôpital en RDC

Docteur David Balanganayi, le médecin qui avait frappé une patiente visiblement affaiblie et saignante après son accouchement, condamné à deux mois de prison avec sursis.

 

Jugé en procédure de flagrance pour des violences commises sur la parturiente, David Balanganayi a été condamné vendredi 3 avril 2026 à deux mois de prison avec sursis par le tribunal de grande instance de Kinkole, selon le média congolais Actualité CD.

 

En clair, docteur David Balanganayi ne fera pas la prison mais sera mis à l’épreuve pendant cette période, et sera arrêté pour purger les peines en cas de commission de nouvelles infractions.

 

Dans son jugement, dont les dispositifs ont été lus, le tribunal a déclaré non établies en fait comme en droit les infractions de torture et de publication de la commission d’une infraction.

 

Le tribunal a disqualifié l’infraction de torture, des coups et blessures aggravés en coups et blessures simples. Il l’a finalement déclarée établie à la charge du médecin mis en cause.

 

Lors de sa défense au tribunal, le médecin poursuivi a expliqué que la patiente avait subi une déchirure après son accouchement et aurait refusé la prise en charge médicale adéquate.

 

Il a soutenu qu’il a asséné ces coups parce qu’il devait procéder à un moyen de coercition pour pousser la patiente à accepter les soins et qu’elle soit sauvée.

 

L’État congolais, employeur du médecin et responsable de l’hôpital, a lui aussi été condamné. Il devra verser 6 000 000 francs CFA de dommages aux parties civiles.

 

Les faits de violences remontent au mercredi 25 mars 2026 à l’Hôpital général de Kinkole, situé dans la commune de N’sele, à Kinshasa.

 

Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montre le médecin, dans un état colérique, instruire d’autres personnes du corps médical de filmer la scène. Nue et visiblement en détresse, la patiente tente de s’échapper, mais est poursuivie et giflée.

 

La scène, largement relayée, a provoqué une vive indignation sur les réseaux sociaux, où des internautes dénoncent une atteinte grave à la dignité humaine et aux principes fondamentaux de la médecine.

 

Réagissant à la polémique, le ministre de la Santé a assuré que ces faits ne resteraient pas impunis, estimant que « toutes les fautes déontologiques sont réunies dans cette vidéo, qui est tout simplement insupportable ».

 

Dans la foulée, l’Ordre des médecins congolais a prononcé la suspension du praticien.

 

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