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Présidentielle 2026 au Bénin : les conclusions générales de la Plateforme électorale des OSC

Présidentielle 2026 au Bénin : les conclusions générales de la Plateforme électorale des OSC

La Plateforme électorale des organisations de la société civile (PEOSC) a rendu publique sa déclaration préliminaire sur le scrutin du 12 avril 2026 au Bénin. Elle a relevé des irrégularités qui l’empêche de se prononcer sur le taux de participation mais évoque des défis post-électoraux.

La Plateforme électorale des organisations de la société civile (PEOSC) a rendu publique sa déclaration préliminaire sur le scrutin du 12 avril 2026 au Bénin. Elle a relevé des irrégularités qui l’empêche de se prononcer sur le taux de participation mais évoque des défis post-électoraux.

Fatoumatou Botoko Zossou et des membres de la Plateforme élctorale des OSC

Fatoumatou Botoko Zossou et des membres de la Plateforme élctorale des OSC

Globalement le scrutin présidentiel du 12 avril 2026 au Bénin s’est déroulé dans la paix et sans violence même s’il est émaillé par endroit d’irrégularités. C’est l’une des conclusions tirées par la Plateforme électorale des organisations de la société civile (PEOSC) coordonnée par WANEP-Bénin dans sa déclaration préliminaire, lundi 13 avril 2026 au lendemain du scrutin.

 

La plateforme électorale a déployé (1.771) observateurs électoraux dont mille deux cents (1.200) fixes dans des postes de vote statistiquement identifiés et cinq cent soixante-onze (571) itinérants couvrant tous les 546 arrondissements et les 25 zones électorales.

 

A travers ses observateurs, la PEOSC a relevé que les opérations de vote ont démarré à l’heure légale, soit à 07 heures (Art 62, al 5) dans 72,91% des postes de vote avec le respect de la durée légale de 9h de temps dans 88,87% des postes de vote.

 

Elle n’a pas été en mesure, compte tenu des incidents et irrégularités de se prononcer sur le taux de participation du scrutin. « Au regard de certains incidents relevés durant le déroulement du scrutin dans plusieurs postes de vote couverts, la PEOSC estime que les conditions ne sont pas remplies pour traiter et se prononcer sur la question », a indiqué Fatoumatou Batoko Zossou, présidente de la Plateforme électorale dans sa déclaration.

 

Au nombre des irrégularités qui ont émaillé le scrutin dans certains postes de vote figurent les bourrages d’urnes, des dépouillements à huis clos, des intimidations, menaces et de corruption. « Certains de nos observateurs ont fait l’objet d’intimidations, de menaces et même de tentatives de corruption dans l’objectif d’avoir leur complicité pour l’accomplissement des actes de votes multiples et de bourrage d’urnes », a-t-elle souligné.

 

Des défis post-électoraux

 

Au lendemain de ce scrutin, la Plateforme électorale des OSC a énuméré plusieurs défis post-électoraux. Elle suggère la consolidation des efforts visant à améliorer la confiance dans les processus électoraux et le renforcement de la professionnalisation et de l'éthique des agents électoraux vue de garantir leur impartialité, leur intégrité et leur respect des règles en vigueur ;

 

La PEOSC demande aux autorités compétentes l’application de la loi en ce qui concerne la poursuite et la sanction des auteurs des infractions commises lors des élections. Elle recommande à la Commission électorale nationale autonome (CENA) d’identifier et de poursuivre les agents électoraux responsables d’infractions électorales d’une part et, communiquer sur les sanctions à titre dissuasif d’autre part.

 

La société civile a suggéré une amélioration des mécanismes de supervision des opérations électorales aux fins d’apporter, en temps réel, des réponses rapides aux dysfonctionnements et irrégularités. La plateforme invite la Cour constitutionnelle à s’assurer un traitement diligent, impartial et transparent du contentieux électoral.

 

Elle a recommandé l’exploration des possibilités de vérification des empreintes des électeurs sur les listes d’émargement à partir des données de l’ANIP en vue de déceler les fraudes et de décourager leurs auteurs.

 

Aux partis politiques et candidats, la plateforme leur demande de respecter les règles du jeu démocratique et les dispositions du Code électoral. En attendant la proclamation des résultats, le candidat de l’opposition, Paul Hounkpè a reconnu sa défaite au terme du scrutin du 12 avril 2026. Il a félicité son challenger pour sa victoire. Les regards sont désormais tournés vers la CENA et la Cour constitutionnelle.  

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