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Le changement avait suscité des interrogations dès son annonce. En rompant avec la tradition du Conseil des ministres hebdomadaire, le président Romuald Wadagni a instauré un nouveau rythme de travail : les réunions gouvernementales se tiennent désormais le premier mercredi de chaque mois.
Cette réorganisation a amené plusieurs citoyens à se demander comment sont traités les dossiers urgents entre deux sessions. Au cours d'un direct sur les canaux digitaux du gouvernement, jeudi 23 juillet 2026, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, a apporté des précisions sur le dispositif mis en place.
Selon lui, cette évolution ne signifie pas que les décisions attendent systématiquement le prochain Conseil des ministres. « Vous imaginez bien que, si le Conseil des ministres se tient désormais tous les premiers mercredis du mois, le reste du temps, il y a forcément moyen de faire avancer l'État pour qu'on ne soit pas bloqué », a-t-il expliqué.
Pour répondre aux urgences, l'exécutif a formalisé un nouvel outil : le Conseil de cabinet. Présidé par le chef de l'État, il réunit les ministres concernés lorsqu'une décision ne peut attendre la prochaine réunion du gouvernement. « Si un ministère sectoriel a une décision à prendre (…) le chef de l'État lui-même préside le Conseil de cabinet avec le ou les ministres concernés. Ils prennent des décisions pour leur permettre d'avancer », a précisé Wilfried Houngbédji.
Les décisions prises dans ce cadre sont ensuite présentées à l'ensemble du gouvernement lors du Conseil des ministres suivant, afin d'en assurer le suivi et l'information. Pour le porte-parole du gouvernement, cette nouvelle méthode permet de concilier réactivité et efficacité. « Le fait que le Conseil se tienne une fois le mois désormais n'empêche nullement notre État de continuer à performer et à être efficace », a-t-il assuré. Il estime que l'organisation retenue garantit la continuité de l'action publique malgré l'espacement des réunions formelles du gouvernement.
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