Mario Mètonou, procureur spécial de la CRIET
Dans les tribunaux, les procureurs jouent un rôle central dans le déroulement des procès. Leur mission, guidée par la toge, symbolise l’impartialité et la rigueur de la loi. Mais que ressentent-ils lorsque la sentence prononcée conduit un coupable en prison ?
Interrogé à ce sujet lors d’un entretien à Peace FM, Mario Metonou, procureur spécial à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), a livré une réponse sans détour.
Pour Mario Metonou, la justice ne laisse pas de place à l’émotion lorsqu’il s’agit de l’application des lois. « Si le verdict conduit, celui dont la culpabilité a été établi en prison, ce n'est que la juste application des lois », a-t-il déclaré. Il soutient qu’il faut dissocier la fonction de procureur de toute forme de compassion envers les condamnés.
Le magistrat illustre son propos par un exemple concret. « Si vous vous retrouvez avec un escroc qui a siphonné toute l'économie d'une vieille retraitée, qui manque de se suicider à la suite de la perte de ses revenus, que cet escroc est condamné à 5 ans, 4 ans, 7 ans d'emprisonnement, ne demandez pas, en tant que Mario Metonou, en tant que citoyen, d'aller pleurer sur son sort, je trouve que c'est complètement mérité. »
Cette position, assumée et revendiquée, montre la conception stricte de la justice portée par le procureur spécial de la CRIET, pour qui la sentence n’est que la conséquence logique des actes posés.
2 commentaires
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Shuksep
il y a 8 moisHoula
il y a 8 mois