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Rencontre des chefs d'état-major du Bénin, la Côte d'Ivoire et la France à Cotonou: ce qu'il faut retenir des échanges

Rencontre des chefs d'état-major du Bénin, la Côte d'Ivoire et la France à Cotonou: ce qu'il faut retenir des échanges

À la Caserne de Togbin dans la commune d’Abomey-Calavi, une rencontre de haut niveau entre chefs d’état-major du Bénin, de la Côte d’Ivoire et de la France redessine, jeudi 19 mars 2026, les contours de la riposte sécuritaire face à une menace terroriste en expansion dans la sous-région.

À la Caserne de Togbin dans la commune d’Abomey-Calavi, une rencontre de haut niveau entre chefs d’état-major du Bénin, de la Côte d’Ivoire et de la France redessine, jeudi 19 mars 2026, les contours de la riposte sécuritaire face à une menace terroriste en expansion dans la sous-région.

Photo de famille des chefs d'Etat-majors des armées du Bénin, de la Côte d'Ivoire, de la France et de quelques officiers supérieurs après la rencontre tripartite de ce jeudi 19 mars 2026 à la Caserne de Togbin au Bénin

Photo de famille des chefs d'Etat-majors des armées du Bénin, de la Côte d'Ivoire, de la France et de quelques officiers supérieurs après la rencontre tripartite de ce jeudi 19 mars 2026 à la Caserne de Togbin au Bénin

Dans un contexte marqué par la pression croissante des groupes armés aux frontières, les états-majors béninois, ivoirien et français resserrent les rangs. Ils accélèrent la coordination de leurs actions.

 

Réunis autour du général de corps d’armée Fructueux Gbaguidi, chef d’État-major général des Forces armées béninoises, les généraux Lassina Doumbia et Fabien Mandon ont tenu une rencontre. Elle s’est déroulée le jeudi 19 mars 2026 à la caserne de Togbin, à Abomey-Calavi, près de Cotonou. Au cours des échanges, ils ont passé en revue les mécanismes de coopération. Ces dispositifs sont en place depuis plusieurs mois.

 

Cette dynamique s’inscrit dans la continuité d’une rencontre initiée en juillet 2025 à Abidjan. « Une rencontre qui nous a permis de mettre en place des lignes d’opération […] que nous allons faire évoluer afin de mieux faire face au terrorisme », précise-t-il.

 

Les échanges ont porté sur l’évaluation des dispositifs existants, le renforcement des synergies opérationnelles et l’adaptation des réponses face à des menaces en mutation rapide, notamment l’infiltration terroriste, la criminalité transfrontalière organisée et les formes hybrides de déstabilisation.

 

Formation, renseignement et discrétion opérationnelle

 

Au cœur de cette coopération, la montée en puissance des capacités humaines et techniques. « Nous avons amélioré la formation de nos personnels, de nos forces spéciales, de nos entités d’appui, dans beaucoup d’autres domaines », souligne le chef d’état-major béninois.

 

La feuille de route, volontairement tenue à l’abri des regards, s’articule autour du partage de renseignement, de la formation spécialisée (y compris celle des pilotes et des unités de renseignement) ainsi que de la lutte contre la désinformation. « Nous devons garder le secret afin de mieux surprendre l’adversaire », insiste le général Gbaguidi, évoquant la nécessité de préserver l’efficacité des opérations en cours et à venir.


La rencontre de Cotonou intervient dans un environnement régional traversé par des suspicions et des tensions. Interrogé sur les perceptions extérieures, notamment celles du Niger qui pense que ces trois pays lui en veulent, le chef d’état-major béninois se veut sans ambiguïté : « Nous pensons à nos pays, exclusivement à nos pays. Nous ne pensons à personne d’autre. »

 

L’implication de la France, perçue comme un appui technique et stratégique, vient renforcer les capacités des armées ouest-africaines dans un cadre de coopération assumé et structuré. À Togbin, la coordination militaire entre les trois pays prend un nouveau cap, portée par une volonté commune d’anticiper, frapper juste et contenir une menace qui se joue des frontières du Bénin et de la Côte d’Ivoire.

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