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Présidentielle 2021 au Bénin: le gouvernement inflexible sur le parrainage

Présidentielle 2021 au Bénin: le gouvernement inflexible sur le parrainage

En marge du point de presse du conseil des ministre du mercredi 16 septembre, le porte-parole du gouvernement béninois s’est prononcé sur la question du parrainage des candidats à la présidentielle de 2021.

En marge du point de presse du conseil des ministre du mercredi 16 septembre, le porte-parole du gouvernement béninois s’est prononcé sur la question du parrainage des candidats à la présidentielle de 2021.

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Alain Orounla, porte-parole du gouvernement du Bénin

 

La relecture du code électoral en vigueur au Bénin n’est pas pour maintenant. En tout cas pas avant la présidentielle de 2021. Les candidats à ce scrutin devront commencer à peaufiner leurs stratégies pour avoir le nombre de parrainages prévus par la loi, avant la date limite du dépôt des dossiers à la commission électorale. Et pour cause, le gouvernement de Patrice Talon n’entend rien faire pour faire réviser la loi électorale avant la prochaine élection. C'est du moins ce qu'il ressort des récents propos du ministre porte-parole du gouvernement.

Répondant aux questions des journalistes lors de son habituel point de presse sur le conseil des ministres, mercredi 16 septembre 2020, le ministre Alain Orounla l’a clairement fait savoir. Dans un discours franc et direct, le ministre de la communication n’est pas allé du dos de la cuillère par parler à ceux qui critiquent et s’opposent à la disposition sur le parrainage contenue dans le code électoral. « Nous répétons que le parrainage, quelle que soit la doctrine que l’on veut adopter, quelle que soit l’école dont on est issu, est un critère admis par les grandes démocraties, des démocraties anciennes », a martelé le porte-parole du gouvernement.

Selon le ministre de la communication le parrainage est « agité» dans l’opinion comme une disposition « crisogène » au point de devenir « anxiogène » alors qu’il n’en est « rien ». D’ailleurs, accuse-t-il, l’idée est soutenue par « une infime minorité qui n’a pas su prendre ses responsabilités à temps comme la cigale de La Fontaine ». Conséquence, en déduit-il, cette minorité se trouve aujourd’hui (à quelques mois de la présidentielle de 2021, ndlr) « en peine » de réunir les parrainages requis (16 signatures de députés et/ou maires, ndlr).  

Attendre les prochaines élections

Alain Orounla pense que ne pas pouvoir participer à la prochaine présidentielle n’est pas une fin en soi. « L’élection présidentielle de 2021 n’est pas la dernière élection au Bénin. Ceux qui n’ont pas d’élus aujourd’hui ont toujours le temps d’aller à d’autres élections en 2023 et en 2026 pour remplir le vide qu’ils ont créé par leurs lacunes », a insisté le ministre de la communication.

« Nous n’avons qu’à prendre notre mal en patience, nous organiser, nous réarmer, pour bénéficier des bienfaits du parrainage qui permettra de clarifier le paysage politique et de conforter le système partisan tel que voulu par le consensus, par l’ensemble des acteurs politiques qui ont promu et accompagné les réformes inspirées par le président de la République », a conclu le ministre sur la question.

Depuis quelques semaines, la question du parrainage des candidats à la présidentielle de 2021 fait couler beaucoup d’encre et de salive. Selon plusieurs acteurs politiques, observateurs et acteurs de la société civile, cette disposition pourrait être un facteur d’exclusion dans un contexte où l’opposition n’est pas représentée au parlement et n’a que 6 maires sur les 77 que compte le pays.

Pour Alain Orounla, « il n’est pas tard » parce que le parrainage « peut être offert » par des acteurs politiques qui ne sont pas du même bord que soit. « Ça se passe dans d’autres pays », a-t-il rassuré avant de souligner : « Le code électoral n’enferme pas le parrainage dans une partisanerie. C’est un exercice démocratique ».