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Bénin, Rwanda, Côte d'Ivoire... : avertissement aux pays qui se retirent de la Cour africaine

Bénin, Rwanda, Côte d'Ivoire... : avertissement aux pays qui se retirent de la Cour africaine

L’avocat béninois Kato Atita a déclaré sur les ondes de la web-radio « Crystal News » que la décision de certains dirigeants africains de retirer leur pays de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) pourrait se révéler dangereux pour eux dans l’avenir.

L’avocat béninois Kato Atita a déclaré sur les ondes de la web-radio « Crystal News » que la décision de certains dirigeants africains de retirer leur pays de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) pourrait se révéler dangereux pour eux dans l’avenir.

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Les avertissements de Me Kato Atita aux dirigeants qui retirent la possibilité à leurs citoyens de saisir directement la CADHP. Interrogé dans l’émission « L’Invité du jour » de Crystal-News sur la question, l’homme de droits a souligné que les chefs d’Etat africains qui retirent cette possibilité de saisir directement la juridiction africaine seront les premiers à introduire des recours devant elle demain. « Les dirigeants qui aujourd’hui quittent ces juridictions-là, notez quelque part demain seront en première ligne pour avoir besoin de cette cour là. C’est une cour des droits de l’homme », a commenté l’avocat.

Le Bénin et la Côte d’Ivoire à l’instar du Rwanda se sont retirés cette année de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples face aux multiples décisions de cette juridiction qui ne leur sont pas favorables.  Le gouvernement béninois par le biais de son porte-parole, Alain Orounla avait qualifié les décisions de cette juridiction de dérapage. Il avait alors accusé la juridiction africaine d’outrepasser ses compétences.

Selon Me Kato Atita, ces chefs d’Etats qui ont décidé d’agir ainsi aujourd’hui se verront leurs droits violés quand ils ne seront plus au pouvoir, mais ne pourront pas se plaindre.  « Ils se trouveront en position de dire les droits de l’homme sont bafoués, je m’en vais me plaindre à un juge. Ils vont se dire la cour va faire comment ? », fait-il remarquer. « Je dis : Ceux-là qui aujourd’hui sortent de cette cour seront les premiers demain quand ils ne seront pas aux affaires peut-être à rechercher à aller vers la Cour », a-t-il répété.