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Présidentielle 2021 au Bénin: réponse de Tiando à la crainte d’une candidature unique

Présidentielle 2021 au Bénin: réponse de Tiando à la crainte d’une candidature unique

Interrogé sur le risque d’une candidature unique à la présidentielle 2021, Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) a renvoyé des maires devant la cour constitutionnelle.

Interrogé sur le risque d’une candidature unique à la présidentielle 2021, Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) a renvoyé des maires devant la cour constitutionnelle.

Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale du Bénin

Que fera la Commission électorale en cas de candidature unique à la présidentielle 2021 au Bénin ? Cette question adressée par des maires au président de la CENA mercredi 28 octobre 2020 lors d'une séance à Bohicon, n'est pas restée sans réponse. Emmanuel Tiando fait remarquer qu’il s’agit d’« une hypothèse d’école » et qu’il « ne peux pas prévoir la situation ».

Mais s'il cela advenait, a fait savoir le président de la CENA, « la Cour constitutionnelle est là. C’est elle qui est chargée du bon fonctionnement des institutions ». « Dans tous les cas, s’il n’y a qu’un seul candidat, il y a des instances qui sont chargées de trouver une formule », a insisté le président de la CENA.

Des maires redoutent une candidature unique à la présidentielle 2021 en raison du parrainage. Selon le code électoral en vigueur au Bénin, les candidats aux élections présidentielles doivent être parrainés par un nombre de députés et/ou de maires correspondant à au moins 10% de l’ensemble des députés et des maires. Suivant l'effectif des maires et députés, chaque candidat à la présidentiel doit recueillir seize (16) parrainages.

Absente des législatives controversées d'avril 2019, l'opposition ne compte pas de députés à l'Assemblée nationale. Les dernières élections communales organisées en 2020 ne lui ont pas permis de contrôler plus que six (06) communes. Si les élus des deux partis de la mouvance décident de ne parrainer que le président Patrice Talon, candidat à sa propre succession, priverait l'opposition d'une candidature.