
Patrice Talon et son ministre des affaires étrangères, Aurélien Agbénonci
Des histoires de coup d’Etat au sein de la CEDEAO, le Bénin n’en veut plus. Lors de la Session extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la Guinée et le Mali, le Bénin a proposé à la Communauté de revoir son Pacte additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance. Le patron de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci a déclaré que la proposition de son pays consiste à « la prise de mesures claires en amont comme en aval pour prévenir les situations qui conduisent aux coups d’État dans l’espace CEDEAO ».
Selon le ministre des affaires étrangères, rapporté par le site du gouvernement béninois, ces mesures portent notamment sur des questions de gouvernance interne au sein de la CEDEAO. Une fois ce Pacte additionnel de la CEDEAO renforcé, Aurélien Agbénonci fait savoir qu’ « il doit pouvoir être appliqué de manière réaliste, très claire et sans complaisance afin d’éviter qu’à l’avenir de telles situations regrettables se produisent dans l’espace communautaire ».
« C’est la position du Bénin et j’ai été heureux qu’elle ait été exprimée par plusieurs Chefs d’État présents à cette réunion à savoir que le Pacte additionnel de la CEDEAO sur la Démocratie et la bonne gouvernance fasse l’objet d’un examen attentif, d’une mise à jour mais aussi de dispositions permettant de l’appliquer sans complaisance », a-t-il précisé.
Les coups d’Etat sont à condamner
La proposition du Bénin fait suite aux coups d’Etat intervenus au Mali et en Guinée, deux pays membres de la CEDEAO. Au cours de cette Session extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, plusieurs sanctions ont été prises contre les putschistes maliens et guinéens. « Le Bénin soutient l’ensemble des décisions qui ont été prises par les chefs d’État et de Gouvernement présents à ce Sommet », fait savoir Agbénonci
Selon le ministre des affaires du Bénin, les coups de force sont à condamner. « Le Bénin condamne la rupture dans les ordres constitutionnels dans nos pays. On ne peut pas développer un pays si l’on retourne à cet ordre décadent d’il y a quelques années qui faisait que nos pays étaient le théâtre de coups d’État qui portent atteinte à tout effort de développement », a déclaré Aurélien Agbénonci. Il signale que ces faits ne doivent pas constituer des exemples au sein de la CEDEAO.
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