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CEDEAO : le Mali réagit aux conclusions de la 3e session extraordinaire

CEDEAO : le Mali réagit aux conclusions de la 3e session extraordinaire

Le gouvernement du Mali a réagi lundi 8 novembre 2021 aux conclusions de la 3e session extraordinaire de la CEDEAO sur le pays. C’est à travers un communiqué.

Le gouvernement du Mali a réagi lundi 8 novembre 2021 aux conclusions de la 3e session extraordinaire de la CEDEAO sur le pays. C’est à travers un communiqué.

Les autorités maliennes se sont prononcés sur les conclusions de la 3è session extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans un communiqué en date du 8 novembre 2021, le gouvernement malien a exprimé son regret.

« En ce qui concerne le Mali, le gouvernement regrette les décisions prises lors de ce sommet, qui ne tiennent pas suffisamment compte des aspirations profondes du peuple malien et des efforts déployés au quotidien par les autorités de la transition pour relever les défis multiformes auxquels le pays est confronté et pour une stabilité durables », souligne le communiqué. 

Lors de la 3è session de la CEDEAO, les chefs d’Etat et de gouvernement ont déploré vivement l'absence de progrès dans la préparation des élections, notamment l'absence d'un calendrier détaillé des activités pour la tenue des élections aux dates convenues. Ils ont rapporté que les autorités maliennes ont informé le président de l’institution sous régionale de leur incapacité à respecter la date limite de transition de février 2022. 

« La Conférence rappelle la nécessité du respect du calendrier de la transition pour les élections prévues le 27 février 2022, et demande aux Autorités de la Transition d’œuvrer dans ce sens afin d’assurer le retour rapide à l'ordre constitutionnel. Par conséquent, la Conférence appelle la communauté internationale à prendre les mesures nécessaires pour veiller à ce que les autorités de transition respectent leur engagement en faveur d'un retour rapide à l'ordre constitutionnel », informe le compte rendu du sommet. 

Les chefs d’Etat de gouvernement de la CEDEAO ont imposé des sanctions contre les membres des autorités de transition et des autres institutions de la transition. Des sanctions qui sont également imposées aux membres de leur famille. Les sanctions sont relatives à une interdiction de voyage et au gel de leurs avoirs financiers. 

La conférence des chefs d’Etat ont également condamné l'expulsion le 25 octobre 2021 du représentant permanent de la CEDEAO au Mali dans ce contexte qu’elle qualifie de « critique ». Elle appelé les autorités de transition à maintenir l'esprit de dialogue et de collaboration avec la Commission de la CEDEAO pour assurer une transition réussie. 

« Le gouvernement de la République du Mali réitère sa volonté de poursuivre le dialogue avec la CEDEAO en vue de permettre la tenue d’élections libres et crédibles dans les meilleurs délais et conditions d’organisation », a assuré les autorités maliennes.