À Accra au Ghana, les chefs d'État de la CEDEAO une fois encore réunis. Objectifs, examiner les récentes évolutions politiques intervenues au Mali, en Guinée et au Burkina Faso et prendre de nouvelles décisions. Selon le communiqué final de cette session extraordinaire, après l'étude des différents rapports sur la situation du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso, des décisions ont été prises. En ce qui concerne le Mali, l'organisation a décidé de maintenir à son encontre les sanctions prises le 9 janvier 2022. Avec les autorités maliennes, la Cedeao entend poursuivre le dialogue en vue d'arriver à un accord pour permettre la levée des sanctions. S'agissant de la situation en Guinée, la conférence a noté que le délai de 6 mois fixé par la Cedeao pour la tenue des élections n'a pas été respecté. Aussi, le chronogramme de la transition n'est pas toujours disponible. Elle a demandé aux autorités Guinéennes, la finalisation du chronogramme au plus tard le 25 Avril 2022. « Passé ce délai, les sanctions économiques et financières entreront en vigueur » averti le communiqué.
La conférence s'est également penchée sur la situation du Burkina Faso. À ce niveau, elle a exprimé sa " profonde préoccupation par rapport au maintien de l'ancien Président Roch Kaboré" depuis le coup d'État malgré les multiples appels pour sa libération. Elle a exigé une fois encore, la libération inconditionnelle et sans délai du Président Roch Kaboré et a décidé de maintenir la suspension du Burkina Faso de toutes les institutions . À en croire le communiqué, cette sanction reste valable jusqu'au rétablissement de l'ordre constitutionnel.
Par ailleurs, la conférence a décidé de la nomination d'un médiateur pour le Burkina Faso en vue de faciliter le dialogue entre toutes les parties prenantes.
commentaire
commentaire