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Bénin : la démission de 05 ministres attendue au parlement ou au gouvernement

Bénin : la démission de 05 ministres attendue au parlement ou au gouvernement

Au Bénin, en raison de l'incompatibilité de leurs fonctions avec le mandat parlementaire, cinq (05) ministres élus députés lors des législatives 8 janvier 2023 sont contraints de faire un choix: démissionner du parlement ou du gouvernement. 

Au Bénin, en raison de l'incompatibilité de leurs fonctions avec le mandat parlementaire, cinq (05) ministres élus députés lors des législatives 8 janvier 2023 sont contraints de faire un choix: démissionner du parlement ou du gouvernement. 

abdoulaye-bio-tchaneAbdoulaye Bio Tchane et ses collègues élus députés doivent faire un choix

Pas les deux fonctions à la fois. Les ministres du gouvernement du président Patrice Talon élus dans les fonctions de député lors des élections législatives doivent faire un choix. Notamment entre siéger au parlement pour le compte de la 9e législature et rester au sein du gouvernement.

Au Bénin, les fonctions de député sont incompatibles avec ceux de membre du gouvernement. Le Code électoral est clair à ce sujet. « Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l'exercice de tout mandat parlementaire, sous réserve du bénéfice du délai de trente (30) jours prévu par l'article 166 ci-dessous », précise l’article 159 du Code électoral.

5 ministres concernés

Ils sont au total cinq (05) membres du gouvernement élus dans les fonctions de député pour le compte de la 9e législature. Il s’agit notamment de:

-Abdoulaye Bio Tchané, ministre d'Etat chargé du Plan et de la coordination gouvernementale, élu dans la 14e circonscription électorale,

-Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme et de la Culture, élu dans les fonctions de parlementaire dans la 22e circonscription électorale,

-Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire, élu dans la 21e circonscription électorale,

-Hervé Hêhomey, ministre des Infrastructures et des transports, élu dans la 24e circonscription électorale,

- Samou Séidou Adambi, ministre de l'Eau et des mines, élu député dans la 8e circonscription électorale.

30 jours pour choisir

Suivant les dispositions de la loi électorale, notamment en son article 166, les cinq ministres disposent d’un délai de trente jours pour opérer leur choix. Et ce, à compter du dimanche 12 février prochain, date de l’installation de la 9e législature dans ses fonctions.

Si dans ce délai, les ministres élus députés ne démissionnent pas de leurs fonctions de membre du gouvernement, ils seront déclarés démissionnaires d’office de leur mandat électif.

Ce n’est pas la première fois que des membres du gouvernement sont confrontés à ce choix depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon. En 2019, plusieurs ministres avaient dû faire un choix entre la fonction parlementaire et celle de membre du gouvernement. A l’époque, tous les ministres élus avaient démissionné du parlement pour continuer au sein du gouvernement. En sera-t-il ainsi à nouveau ?