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Niger : le coup d'Etat divise des enseignants-chercheurs membres d'un syndicat du supérieur

Niger : le coup d'Etat divise des enseignants-chercheurs membres d'un syndicat du supérieur

Une quarantaine d’enseignants-chercheurs fustige, dans une lettre, le soutien du bureau exécutif du Syndicat national des enseignants-chercheurs et chercheurs du supérieur (SNECS) aux militaires après le coup d’Etat contre Mohamed Bazoum.

Une quarantaine d’enseignants-chercheurs fustige, dans une lettre, le soutien du bureau exécutif du Syndicat national des enseignants-chercheurs et chercheurs du supérieur (SNECS) aux militaires après le coup d’Etat contre Mohamed Bazoum.

Image d'illustrations

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37 enseignants-chercheurs s’opposent au soutien de leur syndicat à la junte au Niger. Dans une lettre adressée bureau exécutif du Syndicat national des enseignants-chercheurs et chercheurs du supérieur (SNECS), ils dénoncent un soutien aux militaires putschistes sans consulter la base.

 

« Nous ne comprenons pas qu'à aucun moment le BEN/SNECS n'ait été condamné ce putsch, une interruption du régime démocratique », écrit les signataires de la lettre du lundi 21 août 2021 adressée au bureau du syndicat. Ils se désolidarisent de ce soutien aux militaires qui ont reversé le pourvoir de Mohamed Bazoum le 26 juillet 2023.

 

Ils estiment qu'il convient au SNECS de faire le chois de , « la défense de la démocratie au sein des Universités publiques comme au niveau national et international ». Pour ces universitaires, il n’est pas logique de défendre la démocratie au niveau du fonctionnement des Universités publiques et de leur syndicat d'un côté, et de l'autre s'atteler à défendre autre chose au niveau national.

 

Ces enseignants-chercheurs demandent à leur syndicat de revenir sur sa position, « en exigeant à la junte le retour immédiat à un ordre constitutionnel conforme aux votes du peuple nigérien souverain.»

 

Par le passé ce syndicat avait dénoncé les coups de force. En 1996, le syndicat des enseignants-chercheurs a condamné le coup d’État contre Mahamane Ousmane. En 1999 quand Wanké avait éliminé le général Baré, le syndicat des enseignants-chercheurs était l’un des premiers à condamner cet assassinat. En 2010, quand Salou Djibo a fait son coup d’État, le syndicat a aussi condamné le coup de force.

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