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Coup d'Etat au Gabon : Paul Biya condamne, la France et la Chine aussi, la Russie observe

Coup d'Etat au Gabon : Paul Biya condamne, la France et la Chine aussi, la Russie observe

Le coup d’Etat contre le pouvoir de Ali Bongo, intervenu tôt ce mercredi 30 août 2023 suscitent déjà des réactions. La France, la Chine et le président du Cameroun, Paul Biya condamnent le putsch. La Russie reste ouverte.

Le coup d’Etat contre le pouvoir de Ali Bongo, intervenu tôt ce mercredi 30 août 2023 suscitent déjà des réactions. La France, la Chine et le président du Cameroun, Paul Biya condamnent le putsch. La Russie reste ouverte.

Paul Biya, Président du Cameroun

Paul Biya, Président du Cameroun

Comme on pouvait s’y attendre des voix s’élèvent déjà pour se prononcer sur la situation au Gabon. Tôt ce mercredi 30 août 2023, des officiels de l’armée gabonaise réuni au sein du Comité de transition et de restauration des institutions (CTRI) ont annoncé mettre « fin au régime en place ». Leur porte-parole a également annoncé l'annulation des élections générales du 26 août, la fermeture de toutes les frontières jusqu'à nouvel ordre et la dissolution de toutes les institutions de la République. Le président déchu Ali Bongo a été placé en résidence surveillée.

 

Face à cette situation, la France a réagi d’abord par l’entremise de la première ministre Elisabeth Borne. Elle a indiqué que la France suit « avec la plus grande attention » la situation. Ensuite, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran aussi s’est étendu sur le sujet pour situer la position de son pays. « La France condamne le coup d'État militaire qui est en cours au Gabon », a-t-annoncé. Il a indiqué que Paris « surveille avec beaucoup d'attention l'évolution de la situation ». La France « réaffirme son souhait que le résultat de l’élection, lorsqu’il sera connu, soit respecté », a ajouté Olivier Véran.

 

La Chine est allée dans le même sens que la France. Le patron de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin a invité les militaires à garantir « la sécurité personnelle d’Ali Bongo ». « La Chine suit de près l'évolution de la situation au Gabon et appelle les parties concernées à agir dans l'intérêt du peuple gabonais [...], au retour immédiat à l'ordre normal », a indiqué le ministre chinois des Affaires Étrangères.

 

De son côté, le Kremlin informe qu’il suit la situation au Gabon avec une « profonde préoccupation ». « La situation au Gabon est un sujet de profonde préoccupation » et « nous surveillons de près ce qui s'y passe », a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

 

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Un chef d’Etat africain a aussi pris la parole sur la situation. Selon France 24, le président du Cameroun, Paul Biya a aussi condamné le putsch contre le régime de Ali Bongo.

 

Ce coup d’Etat au Gabon est intervenu quelques minutes après la proclamation de la victoire de Ali Bongo à l’issue du scrutin présidentielle du 26 août 2023. Selon les résultats prononcés par le président de l'autorité nationale en charge du scrutin, le président sortant a récolté 64,27% des suffrages exprimés contre 30,77% pour son principal, opposant, Albert Ondo Ossa. Pour les putschistes, ces résultats « sont tronqués ».

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