Eric Houndété, député d'opposition au parlement béninois
Réaction du député Eric Houndété sur le dossier nomination d’un Rwandais à la tête de l’ANIP
« Je voudrais d'entrer dire que notre démarche n'est pas une démarche xénophobe. Ce n'est pas parce qu'il s'agit d'un étranger qui intervient dans notre pays que nous posons la question. Vous avez pu le constater à travers les précisions que nous avons données dans la question.
Monsieur le Président, je voudrais à l'entame, constater que le gouvernement, plutôt que de répondre aux questions posées, a fait l'option de nous distraire en nous envoyant dans l'histoire de Houphouët Boigny qui est allé dans un hôpital… Ce n'est pas de ça qu'on parle ! On vous demande de façon concrète.
Pour des questions précises, les enfants qui ont fait l'école primaire savent répondre à ces questions-là. Je sais que tous les membres du gouvernement y compris le ministre, ont fait l'école primaire. Il est même médecin, un grand médecin. Donc faire l'option de dribler le Parlement, ce n'est pas une bonne chose.
On a posé des questions simples : est-ce que oui ou non il y a eu un appel à candidatures ? oui ! il y en a eu ! non il n’y en a pas eu ! Est-ce que vous pouvez donner copie de l'appel candidatures ? "oui ! ou Non ! " Alors on me dit bon on a fait benchmark et puis on a trouvé que quelqu'un est au Rwanda, il a géré l'état civil au Rwanda. Mais, celui qui a géré l'état civil en Allemagne et qui l'a si bien fait, l'autre qui l'a géré en Italie et qui l'a si bien fait, l'autre qui l'a géré aux États-Unis et qui l'a si bien fait, pourquoi vous n'êtes pas allé chercher celui-là ? C'est des questions que je vous pose. Pourquoi vous n'êtes pas allé chercher ceux-là ? Et puis vous avez commis la maladresse de citer la France. Pourquoi vous n'êtes pas allé chercher le Français ?
Ensuite, je vous pose la question de savoir est-ce que oui ou non des Béninois ont postulé ? Est-ce qu'ils ont été consultés ? De façon vague, vous me répondez qu’on a confronté le CV du rwandais dont on a été absolument sûr parce qu'il aurait dirigé l'état civil au Rwanda avec des CV de Béninois dont vous savez qu'ils n'ont jamais dirigé l'état civil. Que recherchez-vous comme résultat ? Mais, mes questions sont simples !
Et puis vous-même, vous dites maintenant dans votre réponse que la seconde phase pour laquelle, le Béninois qui vous a permis d'enregistrer 90 % des Béninois dans la phase projet, lui n'est plus compétent pour faire le travail. Il faut maintenant un autre pour faire le reste du boulot et vous dites si bien qu’il y a des aspects sensibles liés à la politique et aux élections. Quelle est la réponse que vous apportez à ça ?
Ma question vise à rassurer les Béninois. Lorsqu'on sort d'une élection où vous avez fait un simulacre, on est allé se promener à l’ANIP, où on nous a tournés en rond à l’ANIP et qu'à la suite on vous produit une liste électorale où les gens sont envoyés à 40 km à 50 km de leurs lieux de résidence. Ou, des gens vont aux bureaux de vote et on leur dit que leur nom n'est pas sur la liste et on ne sait pas où se trouve leur nom. Lorsque vous avez fini de sortir de là, il y a de quoi être inquiet et on vous demande de rassurer les Béninois.
Vous dites, que vous Houphouët Boigny est aller à l'hôpital et alors ! Vous pensez que c'est un bon exemple que vous me donnez en me disant Houphouët Boigny est allé là-bas et puis il a dit, "bon ça coûte combien ?" On n'est pas à Dantokpa ! Je vous demande qu'est-ce que l'opération coûte pour mon pays? C'est mon devoir. C’est ça le contrôle de l'action gouvernementale. C'est la mission qui est assignée au Parlement et vous répondez que vous Houphouët Boigny aller à l'hôpital et puis il a dit "ça coûte combien ?" comme s'il voulait acheter des cacahuètes. C'est pas de ça qu'on parle. On demande ici les ressources publiques que vous voulez utiliser à faire l'opération, comment est-ce que vous utilisez ces ressources publiques. Ce ne sont pas des ressources privées.
Monsieur le président, alors franchement, monsieur le représentant du gouvernement ne venez plus dire des choses comme ça ici ! Ne venez plus dire ça ! : "La qualité a un prix", tout le monde sait que la qualité a un prix. Monsieur le Président, si le gouvernement ne veut pas répondre aux questions il n'a qu'à laisser tomber, on a posé des questions simples. Est-ce qu'il y a des Béninois qui ont postulé ?
Vous dites que vous avez, confronté avec des CV de Béninois. Donnez-moi les noms de ces Béninois là pour que je sois rassuré qu’ils ne sont pas plus compétents que celui que vous nous avez envoyé. C'est les questions simples que je vous ai posées ça. Vous ne voulez pas répondre. Bon!, si vous ne voulez pas répondre, c'est votre affaire. Ce gouvernement fait l'option de l'obscurantisme sur des questions importantes et délicates.
Quelle est la confiance que vous voulez que j'ai en ça monsieur le Président ? Je suis désolé, je vous remercie ! »
Transcription : Olivier RIBOUIS
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Roger
il y a 2 ans